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Santé & Vie pratique

Les déserts médicaux en France : Les collectivités réagissent

Rédaction : Carole Carries - Mise à jour : 19 avril 2019 à 10h08
les communes réagissent face aux déserts médicaux

Si le nombre de médecins en activité en France n’a jamais été aussi élevé, il n’en reste pas moins que pour 5,4 millions de français, prendre un rendez-vous chez son médecin reste très compliqué. Aujourd’hui, environ 12 % de la population est touchée par les déserts médicaux ; ces français vivent dans l’une des 9 000 communes considérées comme «zones sous denses» en médecins généralistes, c’est-à-dire des zones où l’accès à un médecin est inférieur de 30 % à la moyenne nationale.

Pourquoi autant de déserts médicaux en France ?

Cette problématique est liée à plusieurs facteurs combinés : l’explosion du nombre de médecins qui partent à la retraite, l’absence d’attractivité dont souffre la médecine généraliste chez les étudiants, et le manque d’intérêt des professionnels pour certaines villes ou communes françaises...

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas que les zones rurales éloignées des grandes villes qui souffrent de ce manque de médecins. Les déserts médicaux touchent la périphérie proche des métropoles et certains arrondissements des grandes villes.

Pour pallier cette pénurie et faire face à cette situation mal vécue par les habitants et les élus locaux, les départements et communes s’organisent et proposent des solutions.

Aides à l’installation, Maisons de Santé Pluriprofessionnelle, télémédecine : les collectivités s’activent...

Face à la dure réalité de la désertification médicale, certains élus locaux sont prêts à tout pour conserver ou attirer les médecins généralistes ; et ainsi rassurer les administrés.

Les collectivités peuvent prendre en charge une partie (ou l’ensemble) des frais d’installation et de fonctionnement. Aujourd’hui, les médecins sont en “position de force” et peuvent négocier des avantages importants.

Ainsi, pour convaincre de jeunes médecins de s’installer chez eux, des maires proposent la mise à disposition de logements prestigieux et/ou la prise en charge d’une grande partie des frais d’investissement.

De plus en plus de départements et communes recrutent des généralistes, à des salaires très attractifs, qui deviennent ainsi médecins salariés.

Mais une autre solution est en train de pallier ce manque de médecins :  les maisons de Santé Pluriprofessionnelle (MSP). Elles sont en plein développement et voient le jour partout en France. En regroupant plusieurs professionnels de santé dans des locaux communs, ce mode d’exercice répond aux aspirations des jeunes médecins qui peuvent ainsi trouver un environnement adapté leur permettant d’exercer dans de bonnes conditions.

Enfin, les collectivités s'intéressent de près aux solutions de télémédecine. Dans les zones rurales, où le CHU peut se situer à plus d’une heure de route, la téléconsultation peut sauver des vies. Par exemple, dans le cadre d’un AVC, le diagnostic à distance rapidement effectué peut réduire considérablement les effets de l’accident vasculaire. Ainsi, dans certaines petites villes rurales, des maires installent des “centres de télémédecine”...

La fin du modèle classique du “médecin de famille” ?

Si aujourd’hui la profession de « médecin de famille » est en péril, l’avenir réside probablement dans les maisons de santé et le travail en équipe. Nous entrons dans une nouvelle ère où les jeunes médecins privilégient une qualité de vie et un cadre de travail épanouissant quitte à réduire leurs revenus.

 

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