0 805 543 098Service & appel gratuits

A A A
MENU
Sommaire Sommaire

Qu’est-ce qu’une garde de nuit ?

Consistant à veiller tout au long de la nuit sur une personne âgée à domicile, la garde de nuit permet d’assurer le confort et la sécurité des seniors en convalescence ou en perte d’autonomie. L’objectif de cette présence est multiple. Il s’agit dans un premier temps d’assurer la surveillance du senior fragile ou malade au cours de son sommeil mais aussi de répondre à ses besoins et sollicitations pendant la nuit : déplacements, besoin d’uriner, troubles du sommeil, angoisses nocturnes…

Très souvent envisagé suite à un retour à domicile après une hospitalisation ou en cas de survenue d’une pathologie lourde, la garde de nuit permet de repousser le placement de la personne âgée en structure d’accueil spécialisée tel que l’EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personne Âgée Dépendante). Il s’agit d’une solution de soutien idéale pour un maintien à domicile confortable et sécurisé.

Garde nuit ou présence de nuit ?

De nombreux seniors font appels à un service d’aide à domicile en journée pour de l’aide au ménage, de l’aide à l’autonomie ou du portage de repas. Pour soutenir le maintien à domicile des personnes vulnérables, un grand nombre de structures et d’agences proposent également des services nocturnes.

Les soins et services de nuit

 

En fonction des besoins du senior accompagné, une assistance de nuit peut inclure plusieurs services :

  • La prise de repas,
  • L’aide à la prise de médicament,
  • L’aide à la toilette,
  • L’accompagnement aux toilettes ou le changement des protections anatomiques,
  • L’aide au coucher,
  • L’aide au lever,
  • Certains soins à domicile,
  • L’apaisement des angoisses.

En fonction des troubles et pathologies présentés par le senior, il existe deux types d’assistance nocturne : la présence de nuit et la garde de nuit.

Cette assistance s’étend généralement sur une plage horaire allant de 20h ou 21h jusqu’à 7 ou 8h du matin. Cependant, certains services d’aide à domicile ou SSIAD (Services de Soins Infirmiers à Domicile) proposent également des interventions de 15-30 minutes pour assurer la toilette, le change, le coucher et/ou le lever de la personne âgée. On parle dans ce cas de garde itinérante de nuit.

 

Comment distinguer garde de nuit et présence de nuit ?

illustration présence de nuit

Présence de nuit

Consistant à assurer une présence sécurisante tout au long de la nuit, la présence de nuit s’adresse aux personnes autonomes ou en perte d’autonomie légère. On parle également de garde non médicalisée.

Fréquemment demandée dans le cadre d’une sortie d’hôpital, ce type d’assistance ponctuelle est assurée par des auxiliaires de vie. Le garde malade n’est pas tenu de dormir dans la même pièce que le senior, ni d’assurer des levers fréquents. L’objectif est avant tout de rassurer la personne âgée et de veiller à son confort en cas de besoin dans la nuit.

L’aide à domicile peut également être amenée à assister la personne pour le coucher, le lever ou encore la prise du petit-déjeuner.

illustration garde de nuit

Garde de nuit

Assurée par un personnel médical –aide-soignant, infirmier– ou un auxiliaire de vie formée spécifiquement à cette mission, la garde de nuit concerne les personnes âgées malades ou présentant une perte d’autonomie lourde (démence, insuffisance respiratoire…) nécessitant une surveillance de chaque instant.

Le garde malade dort dans la même pièce que le senior dépendant et lui apporte une assistance active pour les gestes essentiels tout au long de sa garde : dîner, faire sa toilette, se coucher, aller aux toilettes, se lever, s’habiller…

Outre ces missions, cet assistant tente d’apaiser l’agitation et les angoisses plus fréquentes en période nocturne.

Quel personnel pour assurer une garde de nuit à domicile ?

En fonction de la pathologie et du niveau de dépendance, cet accompagnement peut être assuré par différents types de personnels. Ainsi selon le service requis –présence de nuit ou garde de nuit–, on fera appel à :

  • Un auxiliaire de vie : Aucun diplôme, ni certification ne sont requis pour assurer une présence de nuit auprès d’une personne âgée. Toutefois, ces personnels bénéficient généralement d’expérience et d’une formation spécifique pour veiller sur les seniors pendant la nuit.
  • Un professionnel de santé : Il s’agit généralement d’un aide-soignant ou d’un infirmier, seuls habilités notamment à réaliser une toilette complète, à préparer un pilulier ainsi qu’à poser des bas de contention.

Le choix du personnel dépend donc avant tout du type d’accompagnement nécessité : présence responsable, surveillance active, soins médicaux…

Dans quels cas faire appel à une garde de nuit ?

En vieillissant, la qualité du sommeil tend à se dégrader. Apparaissant généralement en fin de journée, l’anxiété des seniors a tendance à s’accroitre la nuit. Insomnie, crises d’angoisse, palpitations… Les troubles de l’humeur qui surviennent pendant la phase nocturne sont bien souvent des éléments déclencheurs pour l’entourage en matière de placement en maison de retraite ou en EHPAD.

Permettant d’assurer une présence permanente pour veiller sur une personne âgée vulnérable ou malade, la garde de nuit est ainsi envisagée dans plusieurs cas :

  • Les troubles de l’humeur : Qu’il s’agisse d’angoisses vespérales (anxiété qui apparait à la tombée du jour) ou de réveils nocturnes associés à des douleurs ou des troubles du sommeil, l’agitation et le stress pendant la nuit sont fréquents chez les seniors, et plus particulièrement chez les personnes touchées par une démence de type Alzheimer. Le rôle de l’auxiliaire de vie consiste alors à rassurer et à apaiser la personne âgée afin d’améliorer son confort. 
  • Les déambulations nocturnes : Pendant la nuit, de nombreuses personnes âgées sont sujettes à l’agitation et aux déambulations. Concrètement, il s’agit d’aller-retours fréquents voire incessants pouvant conduire à l’épuisement du sujet ou de son aidant. Souvent associée à une pathologie neurodégénérative ainsi qu’à des troubles du rythme circadien, les déambulations peuvent conduire à une chute ou une fugue.
  • Les chutes et accidents : Les personnes âgées sont fréquemment touchées par les accidents domestiques, et en particulier par les chutes. Pouvant se révéler dramatique, notamment pour les seniors touchés par l’ostéoporose, ce type d’accident nécessite une prise en charge rapide, notamment pour aider la personne à se relever.
  • Le retour à domicile après hospitalisation : Afin d’assister et de rassurer les personnes vulnérables sortant de l’hôpital, d’une clinique ou d’une maison de repos, il est fréquent de faire appel à une garde de nuit. Requérant généralement des soins médicaux ainsi qu’une assistance pour certains gestes du quotidien, ce service permet de s’assurer du bon rétablissement du patient.

Quelles sont les modalités du service ?

Comme tout service à la personne, il existe différentes modalités d’intervention pour faire appel à un service de garde de nuit.

  • Emploi direct à domicile : Également qualifié de contrat gré à gré, le senior ou son aidant est dans ce cas l’employeur. Celui-ci se charge de recruter le garde-malade qui intervient à domicile et assure l’entière gestion administrative du salarié. Afin de faciliter ses démarches administratives, il peut pour se faire avoir recours à l’utilisation du CESU (Chèque Emploi Service Universel).
  • Avoir recours à un mandataire : Le mandataire est chargé de l’ensemble des démarches administratives et juridiques concernant l’employé (recrutement, gestion de paie, licenciement…). En revanche, l’employeur demeure la personne âgée qui assure la rémunération de l’intervenant de nuit à son domicile.
  • Faire appel à un prestataire de services : En qualité d’employeur, le prestataire du service se charge, contre rémunération, du recrutement, du suivi et de la gestion de l’intervenant de nuit. Et le senior règle chaque heure d’intervention de l’aidant auprès du prestataires du service.

Combien coûte une garde de nuit pour personne âgée ?

Travaillée en horaires nocturnes, la garde de nuit possède un tarif plus élevé qu’un accompagnement classique en journée. Intervenant généralement sur un volume horaire de 9h à 12h –en général à partir de 20h le soir jusqu’à 8h le lendemain matin–, cette prestation bénéficie d’une majoration pour travail de nuit. Variant de 9 à 12h, les heures travaillées de nuit ne peuvent dans ce cadre ni dépasser les 12h consécutives ni excéder 5 nuits consécutives (hors situation exceptionnelle). Au-delà de ce volume horaire, les heures sont alors rémunérées en horaires classiques.

On note toutefois que le tarif d’une garde de nuit en emploi direct se révèle plus économique qu’en cas de recours à un prestataire. Selon la Convention collective nationale des salariés du particulier employeur du 24 novembre 1999, il faut compter un salaire horaire minimum de 9,26 € brut.

Par ailleurs, proposés d’ordinaire sous forme de forfait, les tarifs d’une intervention de nuit varient en fonction du volume horaire couvert et du type de service proposé : présence de nuit ou garde de nuit.

Le coût d’une présence de nuit se révèle en effet moins cher qu’une garde de nuit car ce type de prestation ne requiert pas de personnel qualifié et ne nécessite pas toujours d’intervention active. Une distinction est en effet opérée dans ce cas entre les heures dites de présence responsable –présence de nuit–, ne nécessitant pas toujours d’intervention, et les heures effectives –garde de nuit– impliquant une surveillance active. Ainsi, une heure de présence responsable est rémunérée à hauteur des 2/3 d’une heure travaillée.

Voici une fourchette de prix en fonction du service requis (il est bon de se souvenir que le recours aux services de maintien à domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 %) :

Forfait présence de nuit
hors aides
Entre 80 et 100 €
Forfait garde de nuit
hors aides
Entre 140 et 200 €

Quelles aides financières pour la garde de nuit ?

Véritable alternative au placement en maison de retraite, la garde de nuit implique un coût conséquent. Plusieurs aides financières participent à sa prise en charge :

Le crédit d’impôt :

Le recours à un service d’aide à la personne ou à une auxiliaire de vie en emploi direct ouvre droit à un crédit d’impôt de 50 % des sommes versées dans la limite de 12 000 € par an avec une majoration de 1 500 € par personne âgée de plus de 65 ans. Il s’agit d’un véritable soutien financier pour un service essentiel au maintien à domicile.

 

L’APA

L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) participe aux dépenses permettant de soutenir le maintien à domicile. Attribuée aux personnes âgées de plus de 60 ans dont la perte d’autonomie est évaluée entre le GIR 1 et 4 (groupe iso-ressource) de la grille AGGIR, cette aide du conseil départemental permet de financer chaque mois un volume d’heures qui varie en fonction du niveau de dépendance dans le cadre d’un plan d’aide.

 

La PCH

Gérée par les MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées), la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) permet de soutenir l’autonomie des personnes en situation de handicap dans les tâches de la vie quotidienne. Un volume d’heures élevé peut ainsi être alloué pour les personnes lourdement handicapées afin de répondre aux besoins importants de garde de nuit. 

 

Les caisses de retraite

Destinées aux personnes âgées non éligibles à l’APA, les caisses de retraite, et notamment la CNAV et la MSA, permettent de financer de manière ponctuelle ou régulière les services à la personne tels que la garde de nuit.

Autre aide financée par la caisse de retraite : l’ARDH (Aide au Retour à Domicile après Hospitalisation) permet d’accompagner le retour des seniors chez eux après un séjour hospitalier, en participant notamment au financement de l’aide à domicile.

 

L’assurance maladie et les complémentaires santé

En cas de soins palliatifs à domicile, la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie) est susceptible de proposer une aide financière pour la garde de nuit. Certaines mutuelles seniors sont également susceptibles d’apporter un soutien financier.

Retour à Aide à domicile
Suivez-nous :-)