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Les solutions de défiscalisation pour les seniors

Rédaction : L'équipe de rédaction - Mise à jour : 13 août 2020 à 08h30
Défiscalisation seniors

En règle générale, le passage à la retraite se traduit par une baisse de revenus. Entre les derniers salaires et les premières pensions, l'écart est réel : 50 % des retraités de la génération 1946 (partis en retraite en 2012) perçoivent une pension équivalant à moins de 73,3 % de leur salaire net de fin de carrière, selon une étude de la DREES (Direction de la Eecherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques). Par conséquent, le premier objectif des seniors est généralement de générer une source de revenus pour pallier cette baisse de ressources. Une des solutions ? Faire de la défiscalisation. Décryptage.

 

La défiscalisation est-elle soluble dans la retraite ?

Lorsqu’on entend le terme “défiscalisation”, on s’imagine des mécanismes fiscaux complexes, obscurs et réservés à une certaine catégorie de contribuables. Si, effectivement, certains dispositifs défiscalisants nécessitent des connaissances ou un certain niveau d’imposition pour être éligibles, comme la loi Pinel, d’autres sont beaucoup plus faciles d’accès, et tout aussi avantageux.

Mais comment défiscaliser efficacement à la retraite ? Quelles sont les solutions de défiscalisation les plus avantageuses pour les seniors ? Défiscaliser, c’est chercher à réduire ses impôts. Or, les impôts ne s’arrêtent pas avec l’activité professionnelle. De nombreux retraités cherchent des solutions pour réduire leur imposition ou générer un complément de revenus.

La pierre papier

Cousine de la pierre, le placement préféré des Français, la pierre papier consiste à investir indirectement dans l’immobilier, par le biais d’une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI). Ces véhicules financiers fonctionnent comme une société de gestion immobilière : les SCPI acquièrent des parcs immobiliers professionnels (bureaux, commerces, hôtels, etc.) et les mettent en location. Elles proposent ensuite à la vente des parts, dont le prix d’acquisition peut aller de quelques centaines à quelques milliers d’euros.

L'investisseur en achète autant qu'il le souhaite, et perçoit ensuite les loyers sous forme de dividendes au prorata du nombre de parts qu’il détient. Investir dans des parts de SCPI constitue le meilleur placement avec rendement trimestriel. En 2019, la pierre papier a affiché un rendement moyen de 4,40 %.

Il existe plusieurs formes de SCPI :

  • Les SCPI de rendement, dont l’objectif est d’apporter un dividende trimestriel à ses associés,
  • Les SCPI fiscales dont l’objectif est d’apporter une réduction d’impôt, grâce à un mécanisme de défiscalisation immobilière. Il existe des SCPI Pinel, Malraux, Scellier, déficit foncier, etc. En contrepartie, l’engagement de conservation est beaucoup plus long que pour les SCPI de rendement.

 

L'assurance-vie

En France, l'âge légal du départ en retraite est fixé à 62 ans. Pour autant, de nombreux particuliers continuent à travailler jusqu'à 65 ans (âge du taux plein) afin de bénéficier d'une meilleure pension.

Avec l’assurance-vie, c’est la même chose. Les titulaires d’un contrat d'assurance-vie multi-supports ont tout intérêt à continuer de l’alimenter régulièrement même au-delà de 70 ans. En effet, passé ce seuil d’âge, les plus-values générées grâce à votre assurance-vie sont entièrement exonérées d’impôts.

Ce qui ne vous empêche pas de disposer du capital placé sur votre assurance-vie à votre gré. Contrairement aux idées reçues, le capital placé sur un contrat d'assurance-vie n'est pas bloqué. Les retraits doivent simplement être reportés sur votre déclaration de revenus car ils sont imposables.

Mais, pour les contrats de plus de 8 ans, vous bénéficiez d'un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur l'imposition de vos retraits.

 

L’investissement en résidence de services

Résidence de tourisme, résidence d’affaires, résidence étudiante, résidences seniors et EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes)… Les investissements en résidence de services ont le vent en poupe. Le concept est simple : l’investisseur place son capital dans une résidence meublée, équipée et géré par un professionnel. En contrepartie, il perçoit des loyers, sans les contraintes locatives (gestion, travaux, vacance locative, etc.), qui sont prises en charge par l’exploitant. Ainsi, même si le logement loué reste vide, cet investissement est rentable car l’exploitant a l’obligation de verser un loyer aux investisseurs. De là, l’investissement en résidence de services ouvre droit à deux dispositifs de défiscalisation :

Le Statut LMNP

Le statut Loueur en Meublé Non Professionnel est accessible à tout particulier dont les revenus locatifs ne dépassent pas 23 000 € par an. Particulièrement avantageux, ce statut vous permet de bénéficier du régime micro-BIC qui vous permet d'appliquer un abattement de 50 % sur vos revenus locatifs.

Le dispositif Censi-Bouvard

La réduction d’impôt Censi-Bouvard s’applique pour tout investissement dans une résidence de services neuve acquise en VEFA (Vente en État Futur d'Achèvement). Pour les résidences anciennes, la réduction s’applique à condition que les locaux aient subi une importante réhabilitation dès lors que la résidence a plus de 15 ans.

Attention, l’investissement en loi Censi-Bouvard est conseillé aux personnes encore en activité, ou récemment parties en retraite. La raison ? La durée minimum de location, qui est de 9 ans. Le montant de la réduction d’impôt est alors de 11 % de l’investissement.

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