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Rédaction : Emmanuelle Martin - Mise à jour : 18 juillet 2019 à 11h21

Introduction

Connue pour les tremblements, la posture raidie et les gestes non maîtrisés qu’elle provoque chez les personnes atteintes, la maladie de Parkinson touche près de 6,5 millions de personnes dans le monde. Si les causes en sont encore mal connues, les progrès en matière de technologie médicale ont permis d’affiner le diagnostic et d’adapter les traitements.

Parkinson, définition

La maladie de Parkinson est une maladie chronique neurologique dégénérative, qui affecte le système nerveux central. Elle provoque la perte progressive des cellules de la substance noire du cerveau qui produisent la dopamine, un neurotransmetteur qui agit sur le contrôle du mouvement et la sensation de plaisir.

Seconde maladie neurodégénérative la plus fréquente après le syndrome d’Alzheimer, la maladie de Parkinson se caractérise par une altération progressive des capacités motrices (entraînant tremblements, raideurs, non maîtrise des gestes), sensorielles (perte d’odorat, troubles du sommeil) et cognitives (confusion spatio-temporelle, perte de mémoire, démence).

Généralement diagnostiquée entre 45 et 70 ans, la maladie touche principalement les personnes âgées ; elle est souvent appelée « maladie du vieillissement ».

Le saviez-vous ? Il faut distinguer la maladie de Parkinson des syndromes parkinsoniens, aux origines plus diverses, aux manifestations plus larges et dont les traitements diffèrent.

Histoire et découverte de la maladie

Si plusieurs textes anciens (papyrus de l’Egypte Ancienne, textes védiques, la Bible ou les écrits de Galien) décrivaient des symptômes similaires, c’est au XIXe siècle qu’est dressé le tableau clinique de la maladie : le docteur James Parkinson définit la « paralysie agitante » comme l’ensemble des manifestations regroupant le tremblement au repos, la posture et la démarche anormale, la paralysie et la diminution de la force musculaire et l’aggravation de l’affection au fil du temps.

Son travail est complété par les études du docteur Charcot, pour lequel cependant la maladie est une névrose, car il note que les symptômes sont aggravés par l’émotion ou le stress, mais ne relève aucune lésion du système nerveux. Les premiers traitements médicamenteux resteront ainsi jusqu’à la moitié du XXe siècle, des antispasmodiques (atropine).

C’est à Paul Oscar Blocq, un neurologue français, que l’on doit la découverte de l’altération de la substance noire. Par la suite, les études sur le fonctionnement du cerveau et les mécanismes biochimiques au XXe siècle affinent la connaissance de la maladie et la mise en place de traitements adaptés.

La maladie de Parkinson aujourd’hui

En France, près de 180 000 personnes sont diagnostiquées, dont la moitié a plus de 75 ans, ce qui en fait la deuxième cause de handicap moteur chez les seniors après l’accident vasculaire cérébral. La prévalence de la maladie augmente en effet avec l’âge, avec un pic entre 85 et 89 ans. On constate également que les hommes sont plus touchés que les femmes (environ 1,5 fois plus).

8 000 nouveaux cas sont enregistrés chaque année et il faut s’attendre à une augmentation de ce chiffre, en raison notamment du vieillissement de la population. Ainsi, on estime qu’en 2030 près de 260 000 personnes seront traitées pour la maladie de Parkinson, ce qui en fait un enjeu de santé publique majeur pour les années à venir.

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