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Rédaction : Emmanuelle Martin - Mise à jour : 11 juillet 2019 à 14h11

Une prise en charge spécifique

Près de 180 000  personnes en France sont touchées par la maladie de Parkinson. La moitié d’entre-elles est âgée de plus de 75 ans.

Seconde maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer, cette pathologie entraîne des troubles moteurs, une perte d’autonomie et des traitements spécifiques. La prise en charge du patient diffère selon qu’il réside à domicile ou en établissement médicalisé.

Le maintien à domicile d'un senior atteint de Parkinson

Plusieurs solutions permettent de faire face à la perte d’autonomie tout en maintenant le malade à domicile :

  • Afin de rendre le domicile sécurisant et adapté (faciliter les circulations, sécuriser l’accès aux sanitaires, installer des équipements spécifiques pour les gestes du quotidien), il est recommandé de consulter un ergothérapeute qui conseillera sur les aménagements et adaptations à apporter au logement. Ce professionnel de santé accompagne également le patient afin de l’aider à maintenir son autonomie.

Bon à savoir : les conseils départementaux (pour les plus de 60 ans) ou les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (si le patient de moins de 60 ans est reconnu handicapé) prévoient des aides financières pour l’adaptation du logement.

  • Les Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD) sont généralement missionnés pour la coordination des différents professionnels du parcours de soin. Le malade est suivi au quotidien, ce qui permet d’ajuster la prise en charge en fonction de l’évolution de ses symptômes ou des effets secondaires des médicaments.
  • La carte médicale Parkinson, qu’il est conseillé d’avoir toujours avec soi, comporte les informations essentielles relatives au traitement –molécule, posologie, heures de prises– ainsi que les contacts d’urgence. Cela permet de ne pas interrompre le traitement lorsque le patient subit une situation d’urgence (accident, hospitalisation, déplacement) qui n’est pas en rapport avec sa maladie.
  • Les centres experts Parkinson : implantés en région, ils regroupent plusieurs professionnels spécialisés dans la maladie (neurologue, gériatre, orthophoniste, kinésithérapeute, infirmier, psychologue et pharmacien) pour faciliter la prise en charge du malade, son information et mieux coordonner le parcours de soin.
  • Pour faciliter et prolonger le maintien à domicile, l’hospitalisation de jour est une solution pour la prise en charge rééducative. Le patient se rend à l’hôpital pour ses soins, où il est en contact avec une équipe pluridisciplinaire. Si nécessaires, les déplacements peuvent être pris en charge par l’Assurance Maladie.

L’hébergement des malades de Parkinson en EHPAD

Lorsque les troubles moteurs et cognitifs se sont aggravés au point d’entraîner une perte d’autonomie complète, la personne peut être accueillie en EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes).

Certains établissements intègrent une unité dédiée aux malades de Parkinson pour une prise en charge adaptée. D’autres structures, sans avoir d’unité spécifique, ont un personnel formé aux maladies neurodégénératives et présentent des aménagements matériels particuliers pour s’adapter aux patients parkinsoniens.

 

Les points de vigilance avant l’entrée d’un malade de Parkinson en EHPAD

  • S’assurer que le personnel est formé et qu’il existe un protocole pour la prévention des chutes.
  • S’informer sur l’organisation de la distribution de médicaments (la prise médicamenteuse à heures fixes est fondamentale dans le traitement de la maladie).
  • Vérifier la présence d’un personnel de nuit (pour assurer la distribution de médicaments de nuit et faire face aux troubles du sommeil, agitation voire hallucinations nocturnes fréquentes chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson).
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