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Rédaction : Emmanuelle Martin - Mise à jour : 11 juillet 2019 à 13h22

Introduction

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique qui entraîne la dégénérescence de certaines cellules du système nerveux, principalement celles qui produisent la dopamine. Le déficit en dopamine engendre des troubles moteurs et cognitifs évolutifs.

Causes générales et facteurs de risques

Les causes précises de la maladie restent mal connues et résultent de la combinaison de différents facteurs génétiques et environnementaux. Si le facteur héréditaire est prépondérant lorsque la maladie se déclare avant 50 ans, les toxiques environnementaux sont clairement mis en cause, et plus précisément l’exposition précoce ou prolongée aux polluants chimiques, solvants, pesticides, herbicides et insecticides. Il a en effet été établi qu’une exposition aux pesticides augmenterait de 70 % le risque de développer la maladie, ce risque étant multiplié par trois lorsque plusieurs polluants chimiques sont associés.

Le saviez-vous ? La maladie de Parkinson est recensée au titre des maladies professionnelles du régime agricole en raison du risque avéré que présente l’exposition aux pesticides.

La contamination par des métaux lourds ou une intoxication au monoxyde de carbone ont été également soulevées.
Il a été en outre établi qu’une inflammation intestinale pouvait être à l’origine de la maladie, ce qui expliquerait que les personnes atteintes de la maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique ont plus de risques de développer la maladie de Parkinson.

Le principal facteur de risque est l’âge –la maladie se déclare généralement entre 45 et 70 ans– ; les seniors sont donc davantage exposés.

Parkinson, symptômes et pose du diagnostic

Le diagnostic est posé dès lors que le patient présente au moins deux des trois symptômes caractéristiques de la maladie de Parkinson : un tremblement des membres au repos, une lenteur à initier les mouvements (akinésie) et une raideur musculaire occasionnant une posture et une démarche très spécifiques.
La manifestation asymétrique de ces symptômes est très caractéristique de la maladie. La particularité de la maladie de Parkinson réside dans le fait que ces symptômes varient d’une personne à l’autre et se manifestent à différents moments de la journée, sans cohérence.

Les malades peuvent également ressentir une grande fatigue, des douleurs dans les articulations, subir un syndrome dépressif, une perte de l’odorat ou des troubles de la parole. Les techniques d’imagerie médicale permettent de valider le diagnostic, en éliminant des affections aux symptômes similaires.

D’autres symptômes peuvent ensuite apparaître (hypersalivation, troubles urinaires, troubles cognitifs), les chutes restant une complication fréquente de la maladie.

Il faut savoir que lorsqu’un diagnostic est établi, la maladie existe déjà depuis plusieurs années.

L’évolution de la maladie

La maladie de Parkinson est dégénérative et son évolution s’opère en quatre grandes phases :

 

  •  une première phase correspond à l’apparition des premiers symptômes donnant lieu au diagnostic : la perte des cellules nerveuses occasionne d’abord des troubles moteurs (mais pas systématiquement) ;
  •  la période de mise en place des premiers traitements dopaminergiques : l’état du malade s’améliore.
  •  au bout de 5 à 10 ans, le traitement dopaminergique perd son efficacité : les tremblements et la raideur s’intensifient, les troubles de la déglutition s’accentuent. Le dysfonctionnement du système neurovégétatif peut causer infections et problèmes respiratoires.
  • le stade avancé : les problèmes moteurs s’amplifient jusqu’à provoquer un état grabataire (avec un risque d’escarres), les troubles cognitifs s’aggravent : la personne a des difficultés à s’exprimer, est confuse, a des pertes de mémoire importantes. L’altération des facultés mentales peut mener à des épisodes de délire voire à une démence (altération psychique irréversible) pour 10 à 15 % des cas, car l’efficacité des traitements dopaminergiques diminue avec le temps.

 

Cette évolution de la maladie conduit à l’isolement social de la personne ainsi qu’à un fort risque de dépression et nécessite de réfléchir en amont à la mise en place de solutions pour la vie quotidienne et le logement.

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