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Rédaction : Emmanuelle Martin - Mise à jour : 11 juillet 2019 à 14h23

Introduction

La maladie de Parkinson est une maladie invalidante et chronique. À ce titre, les aides financières sont celles prévues pour le handicap et la perte d’autonomie.

Les aides financières pour Parkinson

La maladie de Parkinson est classée parmi les Affections de Longue Durée (ALD) : les soins et traitements prescrits sont pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. La demande de prise en charge au titre de l’ALD doit être faite par le médecin traitant.

En sus, différentes aides existent pour compenser la perte d’autonomie et faire face aux dépenses engagées :

  • La pension d’invalidité : elle est versée aux personnes non retraitées reconnues en invalidité lorsqu’elles sont salariées du secteur privé ou en congé longue maladie lorsqu’elles relèvent du secteur public.
    Sous certaines conditions de ressources, la pension d’invalidité peut se cumuler avec l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI) ou l’Allocation Adulte Handicapé (AAH).

Nota Bene : l’invalidité se caractérise par une perte des 2/3 de la capacité de travail ou de gain.

  • L’Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI) : Cette allocation, qui complémente la pension d’invalidité, concerne les personnes invalides aux très faibles ressources n’ayant pas encore atteint l’âge de la retraite. En 2019, le plafond mensuel de ressources pour en bénéficier est de 1 266,82 € pour un couple et 723,25 € pour une personne seule.
  • L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) : Cette aide est versée par la CAF aux personnes de moins de 62 ans reconnues handicapées à 80 % par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH).
  • L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) : Destinée aux personnes âgées dépendantes de plus de 60 ans, le versement de cette allocation est soumis à l’estimation de la perte d’autonomie par le conseil départemental (utilisation de la grille AGGIR).
  • La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) : Soumise à des conditions d’âge et de ressources, la PCH est versée par le Département en remboursement de certaines dépenses liées à la perte d’autonomie : emploi d’une aide à domicile, achat, location ou entretien de matériel spécifique (ex : fauteuil roulant), aménagement du logement ou du véhicule. La demande est à déposer auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).

Enfin, il existe des dispositions fiscales spécifiques liées au statut d’handicapé à 80 % reconnu par la MDPH.

Les structures et associations de soutien aux malades

La maladie de Parkinson isole tant les malades que leur entourage. Le rôle des structures de support est d’accompagner le patient et sa famille dans le parcours de soin ; celui des associations est important pour recueillir de l’information, trouver des conseils, partager son quotidien de malade ou d’aidant, et de façon plus générale pour conserver un lien social.

  • Les centres experts Parkinson (en CHU) interviennent dans la prise en charge et permettent de constituer une équipe pluridisciplinaire.
  • L’Association France Parkinson, reconnue d’utilité publique, a pour mission de soutenir les malades et leur famille, de financer la recherche, d’informer sur la maladie, de sensibiliser l’opinion publique et de mobiliser les pouvoirs publics. Très active, elle est structurée en comités locaux animés par des bénévoles.
  • La Fédération Française des Groupements de Parkinsoniens (FFGP) regroupe vingt-cinq associations françaises indépendantes constituées autour de malades de Parkinson et de leur famille.
  • La European Parkinson’s Disease Association (EPDA) est la représentante au niveau européen de quarante-cinq associations de patients. Elle a pour objectif de soutenir les besoins et de défendre les droits de 1,2 million de personnes atteintes de la maladie de Parkinson en Europe.
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