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Rédaction : Emmanuelle Martin - Mise à jour : 11 juillet 2019 à 13h58

Introduction

La maladie de Parkinson est une affection chronique évolutive, on peut donc vivre plusieurs années en étant atteint. Cependant, dans la mesure où cette maladie altère les capacités motrices et cognitives, il faudra adapter son mode de vie aux symptômes et aux traitements.

Une coordination médicale fluide

Le suivi médical de la maladie associe plusieurs professionnels autour du médecin traitant (neurologue, infirmier, kinésithérapeute, orthophoniste, gériatre, urologue, etc.), le parcours de soin évoluant en fonction de la maladie. Lorsque la maladie devient plus invalidante, la mission de coordination de tous les intervenants peut également être assurée par les Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD).

Choisir un mode de vie adapté

La maladie de Parkinson exige de tenir compte de sa fatigue, des évolutions des symptômes dans la journée et de respecter les heures de prise des médicaments. Le quotidien nécessite en outre :

 

  • d’adapter son logement afin de faciliter les déplacements dans la maison, de prévenir les risques de chute, de permettre l’accès aux objets et infrastructures du quotidien ou de se sentir sécurisé (ex : achat de matériel adapté, mise en place d’une téléassistance) ;
  • de ne pas hésiter à demander une aide à domicile pour la toilette, les courses ou la préparation des repas ;
  • de vérifier régulièrement son aptitude à la conduite.

L’importance de l'activité physique

Pratiqué régulièrement, l’exercice physique permet de maintenir une bonne motricité, une flexibilité et de travailler son équilibre. Par exemple, la pratique de la marche ou du Taï-chi, vingt minutes par jour ou une demi-heure trois à quatre fois par semaine, suffit à entretenir son cœur et à sécréter la dopamine qui limitera les effets secondaires de la maladie.

L’alimentation, une alliée

Dans la prévention comme en appui des traitements médicamenteux, une alimentation saine et équilibrée, privilégiant les fruits et légumes de saison ainsi que les aliments riches en Oméga-3, favorise la préservation des cellules neuronales. Il faudra tenir compte des possibles troubles de la déglutition lors de la préparation des menus.

Limiter son stress et prendre soin de son moral

Les symptômes de la maladie de Parkinson sont aggravés par le stress et les chocs émotionnels. La dépression est l’une des conséquences directes de la maladie. Trouver « sa » discipline (méditation, relaxation, yoga, sophrologie…) aide à se recentrer, se calmer et à limiter les pensées parasites.

Rompre l’isolement

La maladie de Parkinson est très stigmatisante socialement. Plusieurs associations comme France Parkinson œuvrent pour l’information et l’amélioration des conditions de vie des malades. Pour connaître les coordonnées des structures ou antennes proches de votre domicile, vous pouvez vous adresser au CCAS de votre commune.

Connaître l’impact sur l’entourage

La maladie de Parkinson touche aussi l’entourage proche du malade et notamment le conjoint, à qui incombe souvent de gérer au quotidien les effets de la maladie et des traitements (dépendance, chutes, pertes de mémoire, hypersexualité, gestion incontrôlée des émotions). Si les sollicitations deviennent trop nombreuses ou la dépendance trop importante, le placement de la personne âgée en unité spécialisée dans un Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) peut s’avérer nécessaire.

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