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Retraite & Patrimoine

Indemnité inflation : 100 € pour les retraités qui touchent moins de 2 000 €

Rédaction : Sylviane Lamant - Mise à jour : 11 novembre 2021 à 08h20
Indemnité inflation pour les retraités

Initialement destinée aux seuls retraités non assujettis à la CSG, l’indemnité inflation sera finalement versée –comme à chaque Français– à tous les pensionnés percevant moins de 2 000 € par mois.
Un coup de pouce bienvenue dans un contexte global de baisse de pouvoir d'achat.

 

Indemnité inflation : Quels retraités sont concernés ?

Après le chèque énergie de 100 € qui sera distribué aux Français les plus modestes (5,8 millions de foyers) pour compenser les effets de la hausse des prix du gaz et de l’électricité, le Gouvernement a décidé d’octroyer une « indemnité inflation » exceptionnelle d’un montant de 100 €, totalement défiscalisée, pour préserver le pouvoir d’achat des Français (y compris des classes moyennes) face à l’augmentation du prix des carburants et, plus généralement, de celui de certains biens de consommation courants.

En seront bénéficiaires, près de 38 millions de personnes qu’elles soient en activité, en recherche d’emploi, titulaires de revenus de remplacement (invalides et retraités notamment) ou encore allocataires de minima sociaux (minimum vieillesse entre autres), et dont les revenus perçus à ce titre ne dépassent pas 2 000 € nets par mois. S’agissant des retraités, sous condition de résider en France et d’être retraité au mois d’octobre (les retraités encore en activité en octobre la percevront de leur employeur), l’indemnité sera versée en février 2022 par les caisses de retraite sans qu’aucune démarche ne soit nécessaire.

À l’origine, afin d’éviter que des retraités percevant plusieurs pensions inférieures chacune à 2 000 € nets versées par des caisses de retraite différentes ne cumulent autant d’indemnités inflation, le Gouvernement avait prévu de se référer au taux de CSG. Ce critère –le taux est établi en fonction des revenus du foyer– aurait toutefois défavorisé les retraités percevant individuellement moins de 2 000 € mais vivant en couple et se trouvant de ce fait assujettis au taux plein (8,3 %).

Le Gouvernement s’est donc tourné vers une autre solution visant elle aussi à contourner les risques de cumul d’indemnités : c’est la CARSAT (Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé Au Travail), caisse de retraite en charge de la pension de base du régime général, qui sera seule habilitée à déterminer l’éligibilité de chacun (au vu du montant des pensions de base et complémentaire y compris les pensions de réversion) et à verser l’indemnité inflation aux retraités (les 5 % de pensionnés ne percevant aucune retraite du régime général la recevront de l’une de leurs caisses de rattachement).

 

Un contexte de baisse du pouvoir d’achat des retraités

La reprise économique consécutive à la crise de 2020 liée à la pandémie est source d’une forte inflation (augmentation des prix de 2,6 % en 2021), en particulier en matière d’énergie. Si elle concerne globalement l’ensemble des Français, la situation ne constitue pour les retraités qu’une étape de plus dans la diminution continue de leur pouvoir d’achat au regard de l’inflation depuis une décennie.

Ainsi un document annexe au projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022 le confirme : le pouvoir d’achat que donnaient les pensions du régime général, de la fonction publique et de l’Agirc-Arrco liquidées en 2010 était supérieur à ce qu’il est en 2021, un tel décrochage par rapport aux prix étant variable selon la nature de base ou complémentaire de la pension ainsi que selon son montant (revalorisation des pensions plus favorable au-dessous de 2 000 €).

S’inscrivant dans cette tendance, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco, invoquant le souci de maintenir l’équilibre financier du régime, vient de décider qu’en dépit du niveau de l’inflation sur l’année en cours, les pensions complémentaires ne seront revalorisées que de 1 % (au lieu des 1,3 % qui auraient été possibles) à compter du 1er novembre 2021.

La poursuite de cette tendance générale conduirait à ce qu’à terme, le niveau de vie des retraités –légèrement supérieur en moyenne à celui des actifs aujourd’hui– lui devienne inférieur (autour de 90 % d’ici 2040).

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