Journée des aidants 2026 : aucun aidant ne devrait aider seul
📌 En résumé
Chaque 6 octobre se tient la Journée nationale des aidants. Cette année, le thème « Tous Aidants ! Tous concernés. Faisons équipe » rappelle que l’accompagnement d’un proche ne devrait jamais reposer sur une seule personne. Le Collectif Je t’Aide défend notamment un droit au répit opposable. Pour passer le relais, les aidants peuvent recourir aux plateformes d’accompagnement et de répit, à l’accueil de jour, à l’hébergement temporaire ou au relayage à domicile.
Des aides, comme le droit au répit dans le cadre de l’APA ou l’allocation journalière du proche aidant, peuvent contribuer à financer ces solutions.
Le 6 octobre, la Journée nationale des aidants met en lumière celles et ceux qui accompagnent au quotidien un proche âgé, malade ou en situation de handicap. Avec le thème « Tous Aidants ! Tous concernés. Faisons équipe », l’édition 2026 rappelle que l’aide ne devrait pas reposer sur une seule personne. Quelles solutions permettent aux aidants de passer le relais, quelques heures ou plusieurs jours ?
Tour d’horizon des revendications, des dispositifs existants et des aides mobilisables.
Journée des aidants 2026 : vers un droit au répit opposable ?
Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), 9,3 millions de personnes déclaraient en 2021 aider régulièrement un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie, toutes formes d’aide confondues. Une étude publiée en juin 2026 met en lumière un paradoxe : le nombre d’aidants à la vie quotidienne a reculé de 6 % entre 2008 et 2022, à 5,3 millions, alors que les besoins d’aide augmentaient. Leur âge moyen atteint 55 ans.
D’après la DREES encore, l’aide est assumée par l’aidant seul, sans autre proche ni professionnel, dans trois cas sur dix. Cet engagement pèse aussi sur la santé : 66 % des aidantes et 67 % des aidants se déclarent en bonne ou très bonne santé, contre 72 % des femmes et 76 % des hommes dans l’ensemble de la population.
Face à ces constats, le Collectif Je t’Aide place le droit au répit au cœur de son manifeste 2026. L’association demande d’en faire « une réalité et un droit opposable », avec « des solutions accessibles partout, avec un reste à charge fortement réduit » et « un congé proche aidant élargi, allongé, avec maintien du salaire ».
Aujourd’hui, un droit au répit existe bien, mais uniquement dans le cadre de l’APA et sous conditions : il ne constitue pas un droit général pour tous les aidants. Plusieurs autres relais sont toutefois déjà mobilisables.
Répit des aidants : quelles solutions pour passer le relais ?
Quand la fatigue s’installe ou que le besoin de souffler devient urgent, les aidants peuvent contacter la plateforme d’accompagnement et de répit (PFR) la plus proche. En France, ces 220 structures informent, écoutent, conseillent et orientent gratuitement les aidants. Elles peuvent également proposer ou coordonner des solutions de répit.
Une participation financière peut toutefois être demandée pour certaines prestations, comme une intervention d’aide à domicile.
- Accueil de jour : la personne aidée est accueillie en journée dans une structure médico-sociale. L’aidant peut ainsi souffler, prendre du temps pour lui et s’occuper de ses propres besoins.
- Hébergement temporaire : la personne aidée séjourne quelques jours dans un établissement ou un service adapté. Cette solution peut permettre à l’aidant de s’absenter ou de faire face à son hospitalisation.
- Aide à domicile : un intervenant accompagne la personne aidée dans certains gestes du quotidien, de manière ponctuelle ou régulière.
- Relayage à domicile : un professionnel intervient au domicile pour remplacer temporairement l’aidant pendant son absence. Comme les séjours de répit aidant-aidé, ce dispositif est encadré par le décret n° 2025-827 du 19 août 2025, qui précise les modalités des prestations de suppléance à domicile du proche aidant.
À l’occasion de la Journée nationale des aidants, les plateformes de répit organisent également des rencontres partout en France.
Financer le répit des aidants : quelles aides mobiliser ?
Dans le cadre de l’APA à domicile, une aide au répit peut être accordée lorsque le proche aidant joue un rôle indispensable auprès de la personne aidée et ne peut pas être remplacé par un proche. Si le plafond du plan d’aide est atteint, une majoration pouvant aller jusqu’à 583,52 € par an en 2026 peut être accordée.
La demande d’aide au répit est examinée par l’équipe médico-sociale de l’APA lors d’une première demande, d’une révision ou du renouvellement du plan d’aide.
En cas d’hospitalisation de l’aidant, une majoration ponctuelle peut atteindre 1 159,32 € par hospitalisation. Elle peut financer un hébergement temporaire ou un relais à domicile. La demande doit être adressée au conseil départemental dès que possible et, lorsque l’hospitalisation est programmée, au plus tard un mois avant la date prévue.
Les salariés peuvent demander un congé de proche aidant pour accompagner une personne en situation de handicap ou de perte d’autonomie. Sa durée est fixée par convention ou accord collectif. À défaut, il peut durer jusqu’à trois mois renouvelables, sans dépasser un an sur l’ensemble de la carrière. Non rémunéré par l’employeur, sauf disposition plus favorable, ce congé peut ouvrir droit à l’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA), versée par la CAF ou la MSA.
- Montant : 66,64 € par jour ou 33,32 € par demi-journée en 2026 (en métropole).
- Plafonds : 22 jours indemnisés par mois, 66 jours par proche aidé et 264 jours sur l’ensemble de la carrière, pour quatre proches aidés au maximum.
Se reconnaître comme aidant constitue souvent le premier pas, mais aussi le plus difficile. Le médecin traitant, le centre communal d’action sociale (CCAS) ou la plateforme d’accompagnement et de répit peuvent aider à identifier les besoins et à trouver la solution la plus adaptée.
- Tous Aidants ! Tous concernés. Faisons équipe - Je t'Aide
- L'aide au répit dans le cadre de l'APA - Pour les personnes âgées
- Les plateformes d'accompagnement et de répit - Pour les personnes âgées
- Congé de proche aidant - Pour les personnes âgées
- 9,3 millions de personnes déclarent apporter une aide régulière à un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie en 2021 - DRESS
