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Lorsque survient le décès du souscripteur d’une assurance obsèques, les fonds permettant de prendre en charge ses funérailles sont débloquées. En fonction des souhaits et convictions religieuses du défunt, il peut s’agir d’une incinération ou d’une mise en terre.
Quelles différences entre une crémation et une inhumation ? Retour sur les modalités et spécificités de chacune de ces obsèques.

 

La crémation, une option qui se démocratise rapidement

Depuis plusieurs années, le nombre de personnes souhaitant se faire incinérer est en progression constante. Selon une étude BVA de 2018, 59 % des Français indiquent ainsi leur volonté d’avoir recours à une incinération plutôt qu’à un enterrement, pratique toujours majoritaire à l'heure actuelle, et ce pour plusieurs raisons.

Certains souhaitent se détacher des pratiques considérées comme religieuses (même si l'Église Catholique autorise ce rite depuis 1963), d’autres mettent en avant les aspects pratiques (pas d’entretien de tombe) et économiques (la crémation est souvent considérée comme moins onéreuse). Plus récemment, l’argument écologique a fait son apparition.

Tradition ancienne dans de nombreuses cultures, la crémation consiste à brûler le corps d’un défunt dans un lieu dédié : le crématorium. L’incinération doit intervenir dans un délai oscillant de 24 heures à six jours suivant le décès. Les cendres sont ensuite collectées et placées dans une urne cinéraire.

Plusieurs possibilités pour accueillir les cendres funéraires :

► L’urne peut être déposée dans un espace dédié, à savoir un columbarium, un espace cinéraire collectif divisé en plusieurs cases permettant de recevoir plusieurs urnes funéraires. Elle peut également être inhumée dans un cavurne, monument funéraire qui s’apparente à un caveau de petite taille. Il s’agit dans ce cas d’une concession funéraire individuelle ou familiale acquise pour une durée déterminée, les concessions perpétuelles n’existant plus depuis 1996.

► Les cendres peuvent également être dispersées dans un jardin du souvenir –espace dédié à la dispersion de cendres dans un cimetière– ou encore en pleine nature. Conformément à la loi, dans ce dernier cas, la dispersion reste toutefois très encadrée. Il est ainsi possible de disperser ou d’immerger les cendres dans certains espaces spécifiques uniquement, à l'exclusion des voies et espaces publics.

Concrètement, il peut s’agir de forêts, de champs, de prairie ou de la haute montagne. Les dispersions dans les grandes étendues privées sont également possibles, mais elles doivent faire l’effet d’une dérogation préfectorale et doivent donner lieu à l’accord du propriétaire. Elles sont en revanche interdites dans les rivières et fleuves, mais autorisée en pleine mer à condition que le maire de la commune de départ du bateau soit prévenu. La mairie du lieu de naissance du défunt doit également être notifiée de la date et du lieu de dispersion.

Le prix d’une crémation fluctue en fonction des secteurs géographiques. Réputée plus économique qu'une inhumation, ses tarifs sont pourtant globalement identiques : ils oscillent entre 2 500 € et 6 000 €, service et urne comprise, et restent tributaires de la taxe de crémation qui varie fortement selon les communes (entre 300 et 750 €).

Bon à savoir : Une loi de 2008 oblige toutes les communes de plus de 2 000 habitants à disposer d’un espace cinéraire englobant un columbarium, un espace pour inhumer des urnes ainsi qu’un jardin du souvenir. Il est en effet important de noter que les urnes cinéraires ne peuvent plus être conservées à domicile, exception faite des cendres issues d’une crémation intervenue avant 2008.

 

L’enterrement, une pratique ancrée dans nos traditions

Rite funéraire toujours majoritaire en France avec un peu plus de 60 % de mise en terre en 2018, l’inhumation consiste à placer le corps d'un défunt dans le sol ou dans un caveau enterré avant de positionner un monument funéraire afin de créer un lieu de recueillement.

L’enterrement est tenu de se dérouler dans le cimetière de la commune de résidence, de la commune de décès ou de la commune accueillant le caveau familial. Comme dans le cas d’une crémation, la mise en terre du corps doit intervenir entre 24 h et six jours suivant le décès.

En France, qu’il s’agisse d’un enterrement ou d’une crémation, la dépouille doit au préalable être mise en bière, c’est-à-dire déposée dans un cercueil.

Après la cérémonie, le cercueil est inhumé dans une concession funéraire individuelle, ou familiale s’il y a lieu. En l’absence de concession, la commune est tenue de mettre un emplacement individuel gratuit à disposition de la famille pendant 5 ans minimum. Passé ce délai, il est possible de déplacer le cercueil dans une nouvelle concession qui a été signée. Le cas échéant, les restes du défunt sont généralement déplacés dans un ossuaire ou incinérés avant d’être dispersés dans le jardin du souvenir.

Bon à savoir : S’il est possible de se faire enterrer sur un terrain privé, cette situation reste exceptionnelle et très encadrée par la loi. Seul le préfet de région est habilité à accorder ce type d’inhumation.

Comme pour une crémation, les prix varient fortement en fonction des régions. Globalement, une mise en terre coûte en moyenne entre 2 500 € et 7 000 €.

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