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Rédaction : Sylviane Lamant - Mise à jour : 04 mai 2022 à 09h09
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La maison de repos psychiatrique : définition

Établissement médicalisé, la maison de repos psychiatrique appartient à la catégorie des établissements de soins de suite et de rééducation (SSR).

Ce type de maison de repos s’adresse aux personnes, le plus souvent en sortie d’hospitalisation, atteintes de pathologies et de troubles psychiatriques affectant leur santé mentale.

Existant sous la forme d’un service hospitalier ou, plus généralement, d’une clinique psychiatrique, elle peut être de statut public ou privé, conventionnée ou non, et proposer des séjours soit à temps complet soit à temps partiel, en court ou moyen séjour (ambulatoire).

Quelles pathologies sont prises en charge ?

Les maisons de repos psychiatriques sont compétentes pour le traitement des patients souffrant des de plusieurs types de troubles de l’humeur et de maladies mentales :

  • Dépression, troubles de l’anxiété, pensées suicidaires, phobies, troubles bipolaires, troubles psychotiques, troubles de la personnalité, burn-out, TOC (troubles obsessionnels compulsifs),
  • Addictions (alcool, drogue, écrans, jeux…), troubles du sommeil et troubles alimentaires (boulimie, anorexie).

Certaines maisons de repos psychiatriques sont plus particulièrement spécialisées dans le traitement des troubles psychiques des personnes âgées. on parle alors de gérontopsychiatrie. Ces établissements sont amenés à traiter plus particulièrement les réactions de deuil, les maladies neurodégénératives avec troubles du comportement (Alzheimer et ses maladies apparentées) ou encore les syndrome de glissement (indifférence, apathie, repli sur soi).

Reconnus par l’OMS comme une des premières sources d’invalidité des seniors, ces troubles peuvent être à l’origine d’aggravation des comorbidités somatiques.

Quels types de professionnels et de soins en clinique psychiatrique ?

Qu’il s’agisse d’un centre hospitalier ou d’une clinique psychiatrique, ce ce type d’établissement regroupe des équipes pluridisciplinaires :

  • Professionnels médicaux : psychiatres, addictologues, généralistes, neurologues, pharmaciens…
  • Professionnels paramédicaux : psychologues, infirmiers, aides-soignants, ergothérapeutes, diététiciens, psychomotriciens, kinésithérapeutes…
  • Personnels d’encadrement et d’accompagnement : assistantes sociales, éducateurs sportifs, personnel administratif.

Déterminée à l’issue d’un bilan comprenant plusieurs évaluations (psychiatrique, gériatrique, psychopathologique, familiale, sociale…), la prise en charge des patients est de nature globale : elle vise, outre le suivi et la surveillance des soins spécifiques que leur état requiert, à leur permettre de retrouver leur autonomie et leur bonne réinsertion physique et mentale dans le cadre de vie qui est le leur. On parle de réhabilitation psychosociale.

L’offre de soins se décline selon les besoins de chacun en traitements de psychothérapie (individuels ou en groupe), en thérapies médicamenteuses (anti-dépresseurs), le cas échéant en sismothérapies (électrochoc), complétés d’activités de loisirs thérapeutiques (ergothérapie, art-thérapie, activités corporelles…) et de remédiation cognitive.

À cet effet, les cliniques psychiatriques disposent d’équipements adaptés : salles de remise en forme, d’ergothérapie, de relaxation, de sport, d’informatique…

 

Comment entrer en maison de repos psychiatrique ?

À la suite d’une hospitalisation, les formalités d’entrée en maison de repos psychiatrique sont simplifiées : il n’est pas nécessaire de faire une demande de prise en charge préalable auprès de l’Assurance maladie. C’est à l’initiative du psychiatre de l’hôpital qu’est transféré directement le dossier à la maison de repos.

Il est aussi possible d’y entrer à partir de son domicile, sur prescription de son médecin traitant, mais dans ce cas, une demande de prise en charge est à adresser à l’assurance maladie qui doit l’accepter préalablement.

Sauf exceptions strictement réglementées (troubles rendant impossible le consentement du patient, danger grave ou imminent pour lui ou pour autrui), les soins psychiatriques libres sont la règle et nécessitent le consentement du patient.

Combien de temps peut-on rester en maison de repos psychiatrique ?

La longueur du séjour peut être variable : de quelques semaines seulement à parfois une année entière, selon les traitements nécessités par les troubles du patient et l’évaluation du psychiatre qui le suit.

Le séjour peut ensuite être complété d’une formule en journée dite à temps partiel.

Quelle prise en charge en maison de repos psychiatrique ?

Le tarif journalier d’une maison de repos psychiatrique couvre les frais suivants :

  • Hébergement et restauration,
  • Soins d’hygiène et soins médicaux.

Le montant de ce tarif varie selon la nature de l’établissement, public ou privé. Pour une chambre particulière, il oscille ainsi de 65 à 200 €.

Hors supplément chambre individuelle et forfait journalier (15 € en psychiatrie), la Sécurité sociale prend en charge ce tarif :

  • À hauteur de 100 % si la pathologie relève d’une ALD (affection longue durée)
  • À 80 % dans les autres cas, la complémentaire santé pouvant alors intervenir en totalité ou partiellement.

Les dépassements d’honoraires médicaux et éventuelles dépenses de confort (supplément chambre individuelle, TV, internet…) restent également à la charge du patient (ou de sa mutuelle).

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