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Santé & Vie pratique

Problèmes de vue des seniors, état des lieux

Rédaction : Carole Carries - Mise à jour : 27 août 2019 à 09h35
Problèmes de vue des seniors

Avec l’avancée en âge, les seniors sont particulièrement touchés par différentes maladies de l’œil ainsi que des troubles de la vision. Non traités, ces problèmes de vue entraînent des conséquences lourdes sur la qualité de vie. Un diagnostic précoce peut permettre de freiner voire de stopper la perte d’acuité visuelle.

Retrouvez les principaux troubles de la vue et découvrez comment mieux les déceler afin de prendre les devants.

 

La dégénérescence maculaire liée à l’âge

Première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie dégénérative de la zone centrale de la rétine appelée macula. Cette pathologie se traduit par une baisse progressive de la vue pour aboutir à une perte totale de la vision centrale.

Pendant de nombreuses années et dans la majorité des cas, aucun symptôme n’est ressenti. Survient ensuite une perte progressive de l’acuité visuelle avec des difficultés à la lecture ainsi qu’une impression de lumière insuffisante ; enfin, à un stade plus avancé, une ou plusieurs taches sombres apparaissent au centre du champ visuel. D’autres signes peuvent alerter comme une déformation des objets et des formes ou une modification de la vision des couleurs.

 

La cataracte

Dû à l’opacification du cristallin, ce trouble de la vue touche en France 20 % des personnes de plus de 65 ans et jusqu’à 60 % des plus de 85 ans. La cataracte ne provoque pas de douleur mais reste particulièrement problématique dans la vie quotidienne. Il est possible de pallier ses effets par le port de lunettes ou de lentilles spécifiques en début de maladie. Ensuite, c’est la chirurgie qui permettra de remplacer le cristallin défaillant par une prothèse synthétique.

Les symptômes les plus courants sont une impression de voile devant les yeux et une vision trouble ou floue, une diminution de l’intensité des couleurs, une sensibilité à la lumière ainsi qu’une réduction de l’acuité visuelle

 

La blépharite

Relativement fréquente aussi bien chez les grands que les petits, la blépharite est une inflammation et une irritation du bord de la paupière de l’œil qui peut entraîner une sécheresse oculaire. Généralement non contagieuse, cette affection ne provoque pas d'atteinte de la vision oculaire mais peut se révéler chronique et devenir très invalidante au quotidien.

Les symptômes se manifestent par une impression de corps étranger dans l’œil, une rougeur oculaire, des démangeaisons, des paupières gonflées et douloureuses, une sensation de brûlure, de gêne ou d’irritation. Comme pour la conjonctivite, les yeux sont parfois collés au réveil avec l’apparition de petites croûtes à la base des cils.

 

Le glaucome

Seconde cause de cécité dans le monde, le glaucome est une maladie oculaire qui détruit lentement le nerf optique, pouvant conduire, en l’absence de traitement, à une perte de vue complète. Cette pathologie touche tant les hommes que les femmes quel que soit leur âge. On ignore les causes précises mais plusieurs facteurs génétiques, héréditaires ou relatifs à un problème du vue ou à certaines pathologies pourraient servir de déclencheur à cette maladie.

Il faut distinguer le glaucome chronique à angle ouvert –80 à 90 % des cas–, asymptomatique, qui se forme lentement sur une période de 10 à 20 ans et atteint généralement les deux yeux ; le glaucome aigu à angle fermé, très brutal et très dangereux qui survient suite à une augmentation soudaine de la pression dans l’œil et qui, non traité rapidement, peut rendre la personne aveugle ; le glaucome congénital, parfois héréditaire, qui peut survenir dès la naissance et se manifeste au cours des premiers mois de l’enfant.

 

Les autres problèmes de vision chez les seniors

Avec l’âge, d’autres problèmes de vision peuvent apparaître comme la presbytie, la myopie, l’hypermétropie ou la rétinopathie diabétique due à un diabète sucré et qui endommage les minces vaisseaux sanguins conduisant à la rétine.

 

Quels sont les facteurs de risque ?

Plusieurs facteurs de risques sont à prendre en compte comme l’âge, la génétique et les antécédents familiaux qui jouent un rôle important dans la survenue des maladies oculaires. Le tabac multiplierait par six le risque de développer une DMLA. L’hypertension artérielle, le cholestérol, l’obésité, le diabète, la consommation d’alcool, l’exposition aux rayons UV sans protection des yeux ou les antécédents de maladies cardiovasculaires sont autant de facteurs à prendre en compte.

Les personnes présentant une forte myopie, un glaucome, un traumatisme oculaire, une DMLA ou qui vivent dans des régions très ensoleillées ou en altitude sont plus à même de développer une cataracte.

Les infections bactériennes –le plus souvent staphylococcique–, les maladies de la peau, les allergies –maquillage, pollen, poussière–, un dysfonctionnement des glandes de Meibomius (productrices de sébum), la fumée, le vent, le travail à l’écran constituent autant de risques de déclarer une blépharite

 

Quelles solutions ?

Glaucome, DMLA, presbytie, cataracte ou encore rétinopathie sont des pathologies sérieuses qui ne sont pas toujours dépistées à temps. Aussi, La prévention commence dès le plus jeune âge avec le port de lunettes de soleil lors de sorties en mer, en montagne ou encore près d’un lac et d’une façon plus générale, lorsque le soleil brille. Par ailleurs, cultiver une bonne hygiène de vie, éviter de fumer, adopter une alimentation variée et équilibrée, riche en antioxydants, veiller aux soins d’hygiène, optimiser l’éclairage de son logement contribuent à limiter les risques. Une initiative comme le bus du glaucome qui sillonne la France permet également de proposer des dépistages gratuits de la maladie.

En fonction de la pathologie, il existe de nombreux traitements adaptés. Gouttes oculaires, traitement laser ou intervention chirurgicale peuvent prévenir, ralentir ou traiter les dommages causés par la pathologie. En conclusion, plus une maladie de l’œil est détectée rapidement, mieux elle sera traitée. Il est donc recommandé de consulter son ophtalmologue chaque année afin de réaliser un contrôle.

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