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Anticiper la dépendance pour bien vieillir

Rédaction : Isabelle Simon Ringenbach - Mise à jour : 09 juin 2020 à 13h44
Anticiper la dépendance

À l’heure où l’espérance de vie s’allonge, il est important de réaliser que tout un chacun est confronté au risque de devenir dépendant. Lorsque la maladie ou la perte d’autonomie survient, le quotidien peut vite devenir difficile à gérer : il faut faire face à une situation délicate et faire des choix.
Comment prévenir une perte d’autonomie, faciliter la tâche de ses proches le moment venu et avancer en âge plus sereinement ?

 

Tous concerné par le risque de dépendance

 

Qu’est ce que la perte d’autonomie ?

La perte d’autonomie correspond à l’incapacité d’accomplir de façon autonome certains actes de la vie courante : se nourrir, se laver, s’habiller, se déplacer... Elle peut intervenir brutalement suite à un accident ou de façon progressive avec l’âge ou la maladie. Cette dépendance, partielle ou totale, est évaluée par les services du département à l’aide d’une grille spécifique, la grille AGGIR, qui prend en compte les difficultés rencontrées dans les gestes essentiels du quotidien.

S’appuyant sur différents niveaux de groupe iso-ressources (du Gir 6, pour une personne autonome au Gir 1, pour une personne dépendante nécessitant une assistance continue), la personne âgée se voit attribuer des aides financières spécifiques et en particulier, l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). Toutefois, malgré les aides, une perte d’autonomie peut entraîner de sévères répercussions financières. Le coût du maintien à domicile est élevé, tout comme l’entrée en établissement spécialisé.

 

Pourquoi anticiper la dépendance ?

D’ici 2050, ce sont près de 4 millions de personnes âgées qui devraient se trouver en situation de dépendance. En cause, l’amélioration de l’espérance de vie et l’augmentation du nombre de seniors dans la population française qui croît d’année en année. Face à cette explosion démographique et à ses conséquences, les pouvoirs publics se mobilisent afin de trouver des solutions collectives. Ainsi l’annonce encore assez floue de la création d’un cinquième risque de dépendance pris en charge par la sécurité sociale d’ici à 2021. Une réflexion est actuellement en cours afin de trouver des financements suffisants et pérennes. 

Car force est de constater qu’à l’heure actuelle, beaucoup de personnes âgées ne disposent pas des ressources nécessaires pour faire face aux dépenses engendrées par une perte d’autonomie. Elles se voient alors contraintes de vendre leur bien ou de solliciter l’aide financière de leurs proches, souvent celle de leurs enfants. Anticiper cette situation permet de trouver les solutions afin d’éviter de toucher à son patrimoine et de soulager son entourage.

 

Se préparer et s’assurer pour vieillir sereinement

 

Comment anticiper une perte d’autonomie ?

Bien souvent, la prise en charge de nos aînés n’est pas à la hauteur de nos espérances. La crise sanitaire du coronavirus a par ailleurs souligné les manques et dysfonctionnements de nombre d’EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes). Il apparaît donc primordial de se préparer non seulement pour demeurer chez soi le plus longtemps possible mais aussi pour anticiper un éventuel hébergement en structure médicalisée.

Plusieurs réflexes et solutions permettent de faire preuve de prévoyance :

  • Se renseigner sur les démarches administratives en constituant un dossier complet avec toutes les pièces importantes (CNI, mutuelle, banque, assurances diverses…),
  • Lister les aides financières liées à la perte d’autonomie auxquelles on peut prétendre et vérifier les conditions d'éligibilité (Allocation Personnalisée d’Autonomie, aides des caisses de retraite…),
  • Souscrire un service de téléassistance qui sécurise en cas de chute et permet de rassurer l’entourage,
  • Faire appel à des services d’aide à la personne permettant de prendre en charge le quotidien (gestes essentiels, aide aux repas ou au ménage) et de soulager l’aidant,
  • Aménager son domicile pour prévenir les chutes : retirer les tapis, déplacer les meubles, ménager de larges axes de passage, améliorer l’éclairage...
  • Adapter son logement pour y vivre le plus longtemps possible en toute indépendance (installation d’un monte-escalier, d’un ascenseur privatif, remplacement de sa baignoire par une douche sécurisée…),
  • Réfléchir à des solutions d’accueil alternatives : résidence services, EHPAD, accueil familial…

Une large part de ces mesures implique des dépenses conséquentes. Lorsque cela est possible, se constituer une réserve financière pour parer à un éventuel besoin est hautement conseillé. C’est aussi là, que souscrire une assurance dépendance prend tout son sens.

 

Souscrire une assurance dépendance

Pensé spécifiquement pour assumer les dépenses liées à dépendance partielle, totale ou lourde, l’assurance dépendance est une solution idéale pour préparer sereinement son avancée en âge. Cette solution permet ainsi de cotiser afin de se prémunir du risque et de la charge de se retrouver un jour dépendant et de se voir verser un capital ou une rente régulière en cas de perte d’autonomie. En fonction du contrat établi, le dispositif offre de prendre en charge les soins, l’intervention d’aides à domicile (services à la personne), l’adaptation du logement ainsi que le placement en structure d’accueil si cela devait s’avérer nécessaire.

L’idéal est de souscrire un contrat le plus tôt possible afin de réduire le coût des mensualités qui augmentent avec l’âge et le risque. Il devient par ailleurs quasiment impossible de s’assurer au-delà de 75 ans. Il est donc conseillé de comparer les formules et les assureurs dès l'âge de 50 ans afin de programmer l’éventualité d’une prise en charge. On note également qu’il est important de prendre en compte le délai de carence, oscillant généralement de 1 à 3 ans avant de couvrir les frais lié à une perte d’autonomie.

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