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Rédaction : Carole Carries - Mise à jour : 08 octobre 2020 à 13h22

Qu’est-ce que l’arthrose ?

En France, 10 millions de personnes –soit 17 % de la population– sont touchées par l’arthrose. On estime que d’ici 2030, la pathologie pourrait atteindre 22 % des Français. Maladie handicapante et douloureuse, cette affection impacte les activités quotidiennes et entrave l’autonomie. Pourtant, avoir mal n’est pas une fatalité et, si aucun traitement ne permet à l’heure actuelle de traiter ses causes, plusieurs solutions existent pour ralentir sa progression et maintenir une bonne qualité de vie.

L’arthrose ou « arthropathie chronique dégénérative » est due à la destruction progressive du cartilage qui ne protège plus le tissu osseux et n’assure plus son rôle d’amortisseur entre les extrémités osseuses. Le cartilage se dégrade et perd de sa souplesse entraînant progressivement des douleurs au niveau d’une ou plusieurs articulations, une gêne lors de certains mouvements ainsi qu’une perte de mobilité.

Maladie articulaire la plus fréquente dont l’incidence augmente avec l’âge, l’arthrose survient généralement vers 60 ans, et plus fréquemment chez la femme que chez l’homme. La pathologie affecte toutefois toutes les générations puisque 3 % des moins de 45 ans sont également touchés contre 65 % des personnes âgées de plus 65 ans et 80 % des plus de 80 ans.

Le diagnostic de l’arthrose

Aucun test de dépistage spécifique de l’arthrose n’existe. Dès l’apparition d’une douleur, d’un gonflement ou d’une gêne de l’articulation, il est important de consulter son médecin traitant. Lui seul est en mesure d’établir le diagnostic et de mettre rapidement en œuvre un traitement adapté pour gérer la douleur.

Pour identifier la pathologie, le praticien procède d’abord à un interrogatoire détaillé sur les signes et symptômes ressentis. Le généraliste réalise ensuite un examen physique afin d’évaluer la flexibilité et la mobilité articulaire. Pour confirmer son diagnostic, le médecin peut demander des examens complémentaires :

  • La radiographie de l’articulation permet d’identifier un pincement articulaire, les lésions osseuses, une condensation de l’os sous-chondral (os situé sous le cartilage), une formation de géodes ou de kystes sous-chondraux, une présence d’ostéophytes ou de « becs de perroquet » (excroissances osseuses).
  • Une prise de sang peut être nécessaire afin d’éliminer d’autres affections.
  • Dans certains cas, le médecin peut demander une ponction de l’articulation afin de recueillir le liquide articulaire (liquide synovial) pour analyse.

D’autres examens tels qu’une échographie, un scanner ou une IRM se révèlent peu utiles dans le cadre de la maladie arthrosique mais peuvent permettre d’éliminer d’autres maladies osseuses ou articulaires.

Les symptômes de l’arthrose

L’arthrose débute par une phase silencieuse. Pendant des années, la maladie évolue lentement et ne présente aucun symptôme. Ce n’est que plus tard qu’apparaissent les premiers signes (douleurs, raideurs, gonflements…). Plus les articulations sont sollicitées, plus la maladie tend à s’aggraver.

 

Arthrite ou arthrose ?

Bien qu’il s’agisse d’affections différentes, les deux pathologies sont souvent confondues. Pourtant, même si ces deux maladies de la famille des rhumatismes affectent les articulations mobiles et provoquent des douleurs, elles ne possèdent ni les mêmes causes, ni les mêmes symptômes.

Inflammation des articulations, l’arthrite se manifeste par une rougeur, un gonflement ou un échauffement. L’arthrose est quant à elle considérée comme une maladie dite « mécanique » qui entraîne une usure du cartilage qui s’amincit progressivement pour disparaître complètement.

Si les causes de l’arthrite sont, quant à elles, plutôt infectieuses (arthrite septique), immunitaires (polyarthrite rhumatoïde…), métabolique (goutte) ou même psoriasique, celles de l’arthrose souvent liées à notre mode de vie, notre environnement ou encore à des traumatismes articulaires divers.

À l’inverse de l’arthrose dont les douleurs se manifestent généralement lorsque l’articulation est en activité et diminuent au repos, les douleurs de l’arthrite sont accentuées en fin de nuit, notamment au repos, avec des raideurs au réveil, et diminuent lorsque le corps se remet en mouvement après une période de dérouillage matinal.

Le traitement de l’arthrite est adapté en fonction du type d’atteinte alors que le traitement de l’arthrose vise principalement à réduire les facteurs de risque.

 

Les principaux symptômes

La douleur est le principal symptôme de l’arthrose. Son intensité peut être variable, allant d’un simple inconfort à des douleurs assez intenses. On retrouve notamment une douleur qui diminue ou disparaît totalement lorsque l’articulation atteinte est au repos et qui se déclenche et s’intensifie en fonction de certains mouvements et qui réapparaît chaque fois que l’articulation est soumise à un effort, comme la marche ou la montée d’un escalier. Son intensité évolue au cours de la journée : peu importante le matin au réveil, elle augmente dans les heures qui suivent, pour devenir maximale le soir avant le coucher. La douleur peut alors gêner le processus d’endormissement et occasionner des réveils nocturnes, mais n’entraîne cependant pas de sensation de raideur matinale.

Très fréquemment, la douleur s’accompagne d’une gêne fonctionnelle qui correspond à la limitation de la mobilité de l’articulation touchée par l’arthrose. Comme l’articulation manque de souplesse et d’ampleur, le patient éprouve des difficultés à enfiler ses chaussettes s’il souffre de la hanche ou à lacer ses chaussures si le genou est touché.

Des douleurs inflammatoires peuvent également se manifester la nuit, entraînant parfois des réveils nocturnes. Au réveil ou après à une période d’immobilité, une raideur s’installe dans l’articulation, nécessitant une période de dérouillage matinal d’environ 15 à 30 minutes. Une augmentation du volume de l’articulation avec un gonflement et parfois une rougeur peuvent apparaître. La douleur devient alors continuelle et ne survient plus seulement lors des mouvements.

D’autres signes peuvent être ressentis comme des craquements, une impression d’accrochage, un dérobement, un blocage de l’articulation, une sensation d’inconfort dans l’articulation suite à des changements de température (temps humide et froid). Des déformations articulaires apparaissent parfois dans le cadre d’une arthrose avancée. Liées à une poussée d’ostéophytes, ces excroissances osseuses peuvent provoquer des déformations visibles au niveau des mains et des genoux.

 

Les différentes localisation de l’arthrose

L’arthrose peut être localisée au niveau d’une articulation ou être généralisée à l’ensemble des articulations. On parle de polyarthrose si trois articulations au moins sont atteintes dans le même temps. Les atteintes les plus fréquentes concernent les genoux (gonarthrose), les doigts avec 40 % des lésions arthrosiques, la base du pouce (rhizarthrose) avec 30 %, la hanche (coxarthrose) avec 10 % mais aussi la colonne vertébrale, les pieds ou le poignet. Les articulations des chevilles, de l’épaule et du coude semblent touchées moins fréquemment par l’arthrose, si ce n’est dans le cadre d’un traumatisme (fracture, entorse) ou de gestes répétitifs fréquents qui peuvent préparer le terrain à cette pathologie.

Les causes et facteurs de risque

L’arthrose est généralement simplement liée au vieillissement des articulations. Des lésions arthrosiques peuvent toutefois apparaître au cours de notre existence en liaison avec notre mode de vie et notre environnement. Ces lésions peuvent également survenir sans raison apparente.

 

Les causes générales

Outre l’âge, critère majeur de l’arthrose qui entraîne une usure naturelle du cartilage, d’autres facteurs de risque favorisent l’apparition de la pathologie. Ces derniers peuvent être généraux, et concerner l’individu dans son ensemble, ou bien locaux, et ne toucher que les articulations elles-mêmes.

 

► Les facteurs généraux :

  • Le sexe : Jusqu’à 50 ans les hommes sont plus touchés que les femmes par la pathologie. Cependant, après la ménopause, les sujets féminins sont plus souvent concernés par l’arthrose du genou et des mains. L’explication serait liée à l’effet protecteur assuré par les œstrogènes.
  • Le surpoids : On sait que l’obésité est un facteur de risque important qui multiplie par sept le risque de gonarthrose. On sait par ailleurs qu’une perte de poids, même modérée, réduit la douleur, améliore la santé des articulations et peut retarder ou éviter le recours à une intervention chirurgicale de 25 %.
  • Le manque d’activité physique : Plus l’articulation est immobilisée, plus sa dégradation est rapide. Aussi, la pratique d’une activité physique modérée, avec des exercices doux et adaptés, est recommandée pour maintenir ses articulations souples et mobiles et se remuscler afin de les soulager. Il suffit de choisir un sport adapté à son état physique et à son âge (natation, vélo, marche, gym douce…). On note également que l’exercice, pratiqué régulièrement, aide à maîtriser son poids.
  • L’hygiène alimentaire : Une alimentation riche en acides gras saturés (charcuterie, fromage, beurre…), en oméga 6 (huile de tournesol ou d’olive), en produits industriels et additifs alimentaires (édulcorants, sirop de glucose…), en produits raffinés (farine blanche, pain blanc…) accentue le syndrome inflammatoire. L’alcool et le tabac sont également à réduire en cas d’arthrose, car leur consommation affecte les articulations.

 

► Les facteurs locaux :

Souvent liés à notre mode de vie, les facteurs locaux sont spécifiques à chacun de nous. Dans certaines activités professionnelles, des gestes répétés de manière récurrente (hôte de caisse, travail à la chaîne, exercice du piano, maniement d’une souris informatique…), des ports de charges lourdes (déménageurs, livreurs…), une sollicitation continuelle des genoux par des flexions répétées (carreleurs…) peuvent provoquer l’apparition d’une arthrose. Une exposition à des chocs et vibrations mécaniques (maniement du marteau piqueur…), une sollicitation continuelle du genou par des flexions répétées (carreleurs…), sont sources de microtraumatismes qui fragilisent les articulations. Certaines activités sportives intenses, et notamment la compétition, peuvent également engendrer des traumatismes ainsi qu’une usure prématurée de l’articulation.

 

Le facteur héréditaire

L’arthrose n’est pas une maladie génétique héréditaire mais il existe une prédisposition génétique, notamment chez les femmes. Le risque de survenue d’arthrose digitale (des doigts) est par exemple trois fois plus important s’il existe des antécédents familiaux dans la famille proche. Dans le cas de vrais jumeaux, si l’un présente de l’arthrose des doigts, du genou ou de la hanche, le second présente un risque plus élevé de développer la maladie que ses autres frères et sœurs.

En cas d’antécédents familiaux, il est ainsi conseillé de consulter au plus tôt pour une prise en charge adaptée. Il faut savoir que la génétique est responsable à 50 % de la progression de l’arthrose, particulièrement des genoux, de la hanche et des doigts.

 

Les traumatismes et séquelles

Si l’activité physique a largement démontré ses effets bénéfiques et permet de maintenir une bonne hygiène de vie, certaines activités sportives intenses, et surtout leur pratique en compétition, peuvent occasionner chez le sportif des traumatismes (chocs ou lésions des tendons) ainsi qu’une usure prématurée des articulations. Les conséquences de cette usure concernent surtout les membres inférieurs avec le genou (gonarthrose) et la hanche (coxarthrose) mais aussi les chevilles, orteils, coudes ou épaules. Les sports accompagnés d’impacts répétés (football, rugby, judo, karaté, saut en hauteur, longueur, marathon, volley-ball…) ainsi que ceux qui nécessitant des changements de direction réguliers, tels que les sports de raquette, doivent ainsi être évités .

Cependant, l’arthrose ne doit pas être un frein au sport. L’important est d’adopter une pratique sportive adaptée à son rythme de vie et sa pathologie.

D’autres facteurs peuvent également favoriser la survenue de l’arthrose :

  • Les traumatismes articulaires sont susceptibles de générer des lésions sur les cartilages et d’entraîner une arthrose dans les années qui suivent. Qu’ils soient provoqués par une entorse, une luxation ou une fracture, il est important de bien les traiter et les rééduquer afin d’éviter les séquelles.
  • Une opération du genou : L’ablation du ménisque, fréquent chez le sportif, entraîne l’apparition d’une arthrose du genou à plus ou moins longue échéance.
  • Une inégalité des membres inférieurs supérieure à 2 cm peut favoriser une l’arthrose du genou. Généralement compensée par la démarche, il est difficile de se rendre compte par soi-même de cette différence de longueur des jambes.
  • Les anomalies anatomiques des articulations augmentent également la prévalence de l’arthrose. On citera en particulier le genu varum caractérisé une déviation de la jambe vers l’intérieur (jambes arquées) et le genu valgum marqué par la déviation de la jambe vers l’extérieur (jambes en X). Ces affections multiplient par trois le risque de gonarthrose.

Comment éviter l’arthrose ?

La prévention reste la mesure la plus efficace pour lutter contre l’arthrose. L’idéal est de commencer dès le plus jeune âge en éduquant les enfants et les adolescents à une meilleure pratique sportive des bons gestes et mouvements, visant à préserver leurs cartilages.

L’élimination des facteurs de risque constitue la mesure de prévention principale de l’arthrose. Il apparaît donc essentiel de bien se renseigner sur la maladie lorsqu’elle est diagnostiquée afin d’adopter les bons gestes ainsi qu’une hygiène de vie adéquate permettant de ralentir son évolution.

La pratique d’une activité sportive modérée, une perte de poids, l’utilisation de semelles adaptées, la limitation des mouvements répétitifs ou encore la relaxation musculaire figurent parmi les moyens simples et efficaces permettant de retarder la maladie.

Privilégier une alimentation riche en protéines (viande, poissons, œufs…), en calcium (produits laitiers, fruits et légumes, légumes secs et fruits oléagineux), la consommation d’acides gras d’oméga 3 (huiles végétales), de noix, de légumes à feuilles vertes ou de poissons gras (sardine, maquereau…) permet de réduire le syndrome inflammatoire de manière significative.

Un apport suffisant en vitamine D favorise par ailleurs la fixation du calcium sur les os aidant ainsi à préserver les cartilages. On retrouve cette vitamine notamment dans les fruits oléagineux, les produits laitiers, le jaune d’œuf, le beurre… Une exposition régulière au soleil est également recommandée.

Comment soigner l’arthrose ?

Le traitement de l’arthrose associe plusieurs approches thérapeutiques : un traitement médicamenteux et/ou chirurgical visant à soulager la douleur et l’inflammation, une rééducation physique ainsi que certains compléments visant à prévenir et à diminuer les symptômes.

 

Les traitement médicamenteux et injections 

Seul un médecin est à même de conseiller et de prescrire un traitement adapté en fonction de la localisation de l’atteinte articulaire. Il n’existe pas de médicaments spécifiques en fonction de l’articulation touchée. Les diverses classes thérapeutiques agissent sur les différents paramètres de la douleur et la raideur des articulations.

  • Les antalgiques ou analgésiques : Ces médicaments permettent de lutter rapidement et efficacement contre la douleur. Le paracétamol est prescrit en première intention dans le traitement de l’arthrose.
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Prescrits lorsqu’un antalgique n’est plus efficace, ce type de traitement agit sur la douleur et l’inflammation et peut être associés aux antalgiques. Parmi eux, l’aspirine, le diclofénac, le tenoxicam… Leur utilisation doit être limitée dans le temps en raison de leurs effets secondaires, notamment gastro-duodénaux.
  • Les anti-inflammatoires stéroïdiens (corticoïdes) : Utilisé en infiltration, ce traitement offre une action rapide et localisée sur une zone spécifique de l’articulation. Lorsque les traitements anti-inflammatoires et antalgiques se sont révélés inefficaces, il est possible de réaliser sur certaines grosses articulations, comme le genou, la hanche, le poignet ou encore l’épaule, une infiltration intra-articulaire de corticoïdes. La dose est moins importante que par voie orale, ce qui permet de limiter les effets secondaires (bouffées de chaleur dans certains cas), tout en conservant une efficacité optimale. Le soulagement peut être de plusieurs mois voire même définitif. Si la douleur réapparaît, il est possible de renouveler l’infiltration.
  • Le lavage articulaire : Technique consistant à nettoyer l’articulation des impuretés et des débris de cartilage, ce geste est pratiqué sous anesthésie locale par un rhumatologue. Pratiqué en amont d’une infiltration afin d’en augmenter l’efficacité, il consiste à injecter dans l’articulation un liquide physiologique stérile avant de l’évacuer. Cette technique est notamment pratiquée pour l’articulation du genou.
  • La viscosupplémentation ou infiltration de produit visqueux : Ces injections intra-articulaires à base d’acide hyaluronique visent à réduire la douleur et à améliorer la mobilité de l’articulation. Trois injections à une semaine d’intervalle, pouvant être répétées tous les ans, sont pratiquées par un rhumatologue en cas de douleurs persistantes. Cette technique est notamment préconisée dans les cas d’arthrose du genou et de la hanche. Les effets de cette technique durent généralement de six à douze mois.

 

La chirurgie de l’arthrose

La chirurgie occupe une place essentielle dans la prise en charge de l’arthrose. Celle-ci peut intervenir précocement pour empêcher la survenue ou la progression d’une arthrose débutante mais aussi en dernier recours, en cas d’atteinte importante de l’articulation, lorsque tous les autres traitements ont échoué.

Plusieurs techniques peuvent être proposées en fonction du type d’arthrose et de sa localisation.

  • L’arthroscopie : Cet examen chirurgical, réalisé sous anesthésie générale ou locale, consiste à introduire un arthroscope (tube flexible muni d’une caméra miniature) dans l’articulation (genou, hanche, épaule…) à l’aide d’une simple incision cutanée. L’objectif est d’explorer la zone articulaire affectée afin d’évaluer les lésions et de les traiter si nécessaire. En cas de besoin, une seconde incision est alors pratiquée pour permettre l’introduction d’instruments de taille adaptée afin de réaliser des actes de chirurgie d’extraction et de réparation.
  • La pose de prothèse : Dernier recours face à des douleurs articulaires permanentes et invalidantes ou en cas d’inefficacité des traitements médicamenteux, la pose d’une prothèse intervient généralement à partir de 65-70 ans. L’opération peut également être pratiquée sur des patients beaucoup plus jeunes ou bien plus âgés. L’intervention consiste à substituer totalement ou partiellement l’articulation, notamment celle du genou et de la hanche, par un implant en alliage métallique. Pour d’autres localisations, plus rares, et notamment certaines petites articulations du pied ou du poignet, une arthrodèse peut être pratiquée. Il s’agit de bloquer l’articulation en fusionnant les os.
  • L’ostéotomie : Intervention pratiquée notamment en cas d’arthrose du genou (ostéotomie tibiale), cette opération consiste à rectifier l’axe d’un os en le sectionnant pour le réaligner. En corrigeant l’axe de la jambe, il est possible d’améliorer la répartition du poids au niveau de l’articulation et ainsi de soulager la section articulaire sursollicitée. Nécessitant une très longue rééducation, cette intervention est principalement pratiquée sur des patients jeunes.
  • La greffe de cartilages s’adresse à des patients relativement jeunes, généralement âgés de moins de 50 ans. Cette intervention s’appuie sur deux techniques :
    La plastie en mosaïque consiste à reconstituer une partie de la surface cartilagineuse en prélevant des petites carottes d’os recouverte de cartilage pour les insérer au niveau de la zone d’usure de l’articulation. Cette technique offre de bons résultats à court terme mais ses effets à long terme ne sont pas encore connus.
    La greffe de cellules cartilagineuses ou chondrocytes vise à prélever des cellules du cartilage pour les mettre en culture avant de les réimplanter dans l’articulation. Novatrice, cette technique n’est pratiquée que dans quelques centres hospitaliers agréés.

 

Les traitements alternatifs et naturels de l’arthrose

 

►Les traitements alternatifs :

En complément des médicaments et de la chirurgie, de nombreux patients ont recours aux médecines douces ou non invasives pour soulager la douleur.

  • La kinésithérapie aide à soulager les douleurs d’arthrose et contribue à maintenir et à récupérer de la mobilité articulaire. Le praticien peut également préconiser des exercices de renforcement musculaire pour aider à stabiliser les articulations et à réduire leurs déformations. Ces mouvements simples peuvent être effectués par le patient au quotidien et en autonomie.
  • L’acupuncture permet de soulager les douleurs arthrosiques grâce à l’application d’aiguilles sur des points d’acupression spécifiques. Cette médecine chinoise offre de bons résultats notamment dans les cas d’arthrose cervicale et lombaire.
  • Les cures thermales sont conseillées pour traiter les effets de l’arthrose. Les eaux thermales ont notamment démontré leur efficacité pour réduire la douleur et améliorer la mobilité articulaire. D’une durée de trois semaines, la cure thermale donne lieu à une prise en charge de l’assurance maladie lorsqu’elle est prescrite par votre médecin traitant.

D’autres méthodes thérapeutiques comme la physiothérapie, l’électrothérapie, l’ostéopathie, la physiothérapie, l’homéopathie ou l’ergothérapie aident à soulager la douleur et à rééduquer les articulations.

Le yoga a également démontré des effets bénéfiques sur les articulations et en particulier la colonne vertébrale. Certaines postures de la discipline aident en effet à relâcher la tension musculaire, à améliorer la souplesse articulaire et à soulager les douleurs.

 

► Les remèdes naturels :

Certaines plantes, huiles essentielles ou compléments alimentaire constituent d’excellents complément pour traiter et soulager l’arthrose :

  • L’harpagophytum ou griffe du diable présente d’excellentes propriétés anti-inflammatoires et antalgiques et agit sur la souplesse des articulations. Cette plante peut être prise en gélules, en infusion ou en poudre. Ce traitement alternatif est toutefois déconseillé en cas d’hypertension, de maladies cardio-vasculaires, de diabète et pendant la grossesse.
  • Le curcuma possède également des vertus anti-inflammatoires. Ce rhizome aide notamment à réduire les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde ainsi que les douleurs rhumatismales en général. Il peut être consommé sous forme fraîche en tranches ou râpés, en poudre, en compléments alimentaires ou en tisane. Il est contre-indiqué en cas de calculs biliaires et peut présenter des effets secondaires lorsqu’il est consommé avec certains médicaments.
  • La reine des près est une plante antalgique bien connue qui soulage les douleurs de rhumatisme et de l’arthrite aiguë. Elles est contre-indiquée chez les femmes enceintes et les personnes allergiques à l’aspirine. Elle se consomme fraîche dans des préparations culinaires ou en infusion.
  • Les feuilles de cassis, et plus spécifiquement les bourgeons, assurent une action anti-inflammatoire, analgésique et diurétique. On peut les consommer en gélules ou en tisane. Elles sont contre-indiquées chez la femme enceinte.

La prêle, le saule blanc, l’ortie dioïque, l’arnica ou le gingembre présentent également des vertus antalgiques, antioxydantes, anti-inflammatoires et anti-rhumatismales.

Les huiles essentielles se révèlent aussi de puissants antalgiques et anti-inflammatoires. Utilisées seules ou en association, pures ou diluées, à l’aide d’un massage, ces huiles doivent être utilisées avec précaution. Parmi les plus efficaces, on peut citer la gaulthérie qui agit sur les articulations, mais aussi la menthe poivrée, l’hélicryse italienne, le pin sylvestre, le laurier noble, l’eucalyptus citronné, le gingembre, le cèdre, l’arnica, le géranium, la citronnelle… Elles sont contre-indiquées chez la femme enceinte.

À noter : Ces remèdes naturels ne remplacent en aucun cas un traitement médicamenteux anti-douleur mais constituent de bons compléments ainsi qu’une aide dans la prévention de l’arthrose.

L’évolution de la maladie

Il est difficile de prévoir l’évolution de l’arthrose. Dans certains cas, la pathologie se développe lentement, sur plusieurs années, en particulier pour les patients jeunes. L’affection peut également évoluer très rapidement, sur une ou deux années seulement. Les symptômes apparaissent généralement de manière progressive. Les douleurs et la gêne fonctionnelle peuvent être ressenties sans que des signes radiologiques soient visibles, et inversement, certaines radios dévoilent des lésions arthrosiques sans qu’aucune gêne ni douleur ne soit éprouvée par le patient.

La surveillance radio des lésions se révèle utile pour suivre l’évolution de la pathologie, notamment après une crise d’arthrose aiguë. Cet examen permet d’évaluer la perte cartilagineuse, de réaliser un suivi médical et d’offrir des points de repère sur l’évolution de la maladie arthrosique.

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