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Rédaction : Carole Carries - Mise à jour : 30 août 2019 à 14h23

Identifier la maladie d'Alzheimer

Nombreux et invalidants, les symptômes de la maladie d’Alzheimer peuvent toutefois être confondus avec d’autres démences telles que la maladie à corps de Lewy, la démence fronto-temporale ou l’encéphalopathie à prédominance limbique TDP-43 LATE).

Quels sont les différents tests et examens permettant de diagnostiquer cette maladie neurodégénérative ?

L’intérêt d’un diagnostic précoce

On estime à ce jour que 50 % des patients atteints d’Alzheimer ne sont pas encore diagnostiquées et que la majorité des malades le sont à un stade modéré. Si la maladie est dépistée à un stade précoce et même s’il n’existe aujourd’hui aucun traitement efficace, il est possible de ralentir son évolution et de bénéficier d’un suivi et d’une prise en charge adaptés afin d’améliorer l’espérance de vie du patient.

Essentiel, le diagnostic précoce permet par ailleurs au malade encore lucide d’anticiper et de prendre des décisions pour son avenir mais également d’améliorer sa qualité de vie ainsi que celle de son entourage.

Le test Alzheimer

Il existe plusieurs tests permettant de d’identifier la maladie d’ Alzheimer. Le diagnostic de la pathologie se fonde essentiellement sur l’examen clinique, l’interrogatoire du patient et de son entourage ainsi qu’un bilan neuropsychologique appelé « test de mémoire ». Plusieurs examens complémentaires sont réalisés –bilan biologique, scanner ou IRM– afin d’éliminer d’autres maladies vasculaires, psychiatriques ou médicamenteuses présentant des similitudes avec Alzheimer.

 

Test de mémoire

Les consultations mémoire sont réalisées par un médecin spécialiste –gériatre, neurologue ou psychiatre– en activité libérale ou en milieu hospitalier. Ce bilan permettent d’évaluer la mémoire à court terme, la mémoire à long terme mais aussi le langage, la logique, la reconnaissance d’objets, l’attention, le raisonnement… L’objectif est d’établir un diagnostic précoce et de proposer un traitement adapté le plus tôt possible. Ces consultations permettent également de rassurer une personne se plaignant de troubles de la mémoire mais ne présentant pas de pathologie avérée.

La première étape du test consiste en un interrogatoire minutieux du patient mais aussi de sa famille permettant, à ce stade de l’entretien, de repérer les difficultés au quotidien (pertes de mémoire, troubles du comportement…). Différents tests neuropsychologiques sont ensuite réalisés afin d’évaluer les fonctions cognitives du patient.

Le principal test, le Mini-Mental-State (MMS), d’une durée de dix minutes, évalue l’orientation dans l’espace et le temps et permet de mesurer le niveau d’altération cognitive sur un score de 30 points. Son interprétation varie en fonction de l’âge de la personne et de son niveau d’éducation. Une maladie d’Alzheimer est qualifiée de légère pour un MMS entre 20 et 24, de modérée entre 15 et 19, de modérément sévère entre 1 et 14 et de sévère entre 0 et 9. Ce MMS est réalisé annuellement dans le cadre du suivi du patient.

Le recours à une orthophoniste ou une neuropsychologue sera nécessaire pour aller plus loin dans le diagnostic et l’examen sera plus ou moins long en fonction du degré de la maladie.

 

Le bilan biologique

Aucun examen sanguin ne permet de poser le diagnostic de la maladie d’Alzheimer mais le bilan biologique permet de vérifier si la personne âgée ne présente pas d’anomalie au niveau de sa formule (globules, plaquettes.), du foie, de la thyroïde, des reins…

Depuis peu et dans certains cas atypiques, comme pour les patients jeunes ou en cas de diagnostic difficile, un examen par ponction lombaire permet de confirmer de manière quasi certaine la présence de la maladie, mais cet examen souvent redouté par le patient reste coûteux et n’est pas systématique.

 

Le bilan radiologique (scanner et IRM)

Il est généralement demandé aux personnes atteintes de troubles cognitifs de réaliser un scanner ou une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). Cependant, si ces examens permettent d’éliminer certains troubles neurologiques –AVC, tumeurs, inflammations, hématomes…– pouvant s’apparenter à un Alzheimer, il reste néanmoins impossible de diagnostiquer une démence à l’aide d’une IRM.

La scintigraphie cérébrale (SPECT) ou le PET-scan ne permettent pas non plus de confirmer Alzheimer. Cependant ces examens médicaux permettent de mettre en lumière un mauvais fonctionnement de certaines régions du cerveau.

L’annonce du diagnostic

Le médecin spécialiste, au vu des résultats du bilan, porte un diagnostic sur une probable ou possible maladie. La praticien informe le patient et son entourage des résultats. Au cours de l’annonce, le terme de « maladie d’Alzheimer » doit être prononcé, mais il est recommandé de réaliser cette annonce de manière progressive, en évoquant dans un premier temps une maladie de la mémoire ou encore une pathologie cérébrale avant d’indiquer qu’il s’agit d’Alzheimer.

Le médecin renseigne ensuite la personne atteinte sur les possibilités de traitements médicamenteux et non médicamenteux ainsi que les différents stades de la maladie. Le spécialiste est également amené à informer les malades et leurs familles sur les différentes associations et groupes de soutien qui les soutiennent et les accompagnent et les plans d’aides possibles permettant d’anticiper une perte d’autonomie.

Enfin, un suivi médical est mis en place afin d’évaluer régulièrement l’évolution de la maladie et de mettre en place des actions thérapeutiques, généralement une à deux fois par an. 

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