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Rédaction : Aline Garcia - Mise à jour : 20 septembre 2019 à 09h47

Introduction

L’hébergement d’une personne âgée dépendante dans une structure spécialisée se révèle souvent onéreux. Lorsque l’on ne dispose pas des ressources suffisantes pour placer son proche, l’accueillir à son domicile, si ce dernier est adapté, peut apparaître comme la solution idéale. Mais héberger un proche en perte d’autonomie, qu’est-ce que cela implique exactement ?

Prendre la décision d’héberger un proche dépendant

Lorsque le maintien à domicile n’est plus possible, accueillir son proche à la maison s’avère à la fois économique pour l’aidant et rassurant pour l’aidé. Il est toutefois primordial d’intégrer l’ensemble des membres de la famille vivant sous le même toit dans le processus de décision afin de prévenir d’éventuels conflits. Cette solution est-elle temporaire ? La pathologie du proche est-elle compatible pour un accueil familial ?

Dans un second temps, il est nécessaire d’évaluer si votre logement est bien adapté à l’accueil d’un senior dépendant ou s’il nécessite des aménagements spécifiques.

Aménager son logement pour héberger un proche dépendant

Avant même d’envisager de vivre avec un proche en perte d’autonomie, il est important d’évaluer si l’aménagement de votre domicile est bien adapté au handicap ou à la pathologie de la personne dépendante.

Le logement est-il de plain-pied ou équipé d’un étage ? Le senior a-t-il besoin et peut-il monter l’escalier de manière autonome ? Disposez-vous d’une chambre individuelle pour accueillir votre proche ? Votre proche est-il capable d’enjamber la baignoire ? Autant de questions pertinentes à se poser avant d’accueillir une personne en perte d’autonomie à son domicile. En fonction du niveau d’autonomie du senior, il peut être nécessaire d’installer un monte-escalier, une douche à l’italienne sécurisée ou encore une baignoire à porte afin de faciliter le quotidien de tout un chacun.

Héberger un proche à domicile peut être envisagé de manière temporaire ou permanente. Qu’implique concrètement chacune de ces solutions ?

L’hébergement temporaire

Parfois nécessaire notamment suite à une hospitalisation, l’hébergement temporaire d’un proche en perte d’autonomie permet de veiller sur lui à moindre frais. Si vous exercez une activité salariée, vous pouvez demander à bénéficier d’un congé d’aidant. Toutefois, cet accueil ponctuel n’implique pas forcément la cessation de vos activités professionnelles. Si la personne dépendante bénéficie déjà d’aides à domicile et si vos deux habitations sont situées dans un même secteur géographique, il est possible de réorganiser les interventions à votre domicile afin de faciliter votre quotidien.

Pour les bénéficiaires de l’APA

Dans le cadre d’un séjour temporaire chez un proche, suite par exemple à une hospitalisation, les bénéficiaires de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) ont la possibilité de continuer à percevoir cette prestation dédiée au maintien à domicile. Si le proche aidant vit dans un autre département, le bénéficiaire doit informer le conseil départemental dont il dépend qu’il sera logé de manière temporaire chez un proche. L’aide sera maintenue, il faudra simplement faire appel à un organisme d’aide à domicile situé près du logement de l’aidant.

À noter : Si la durée d’hébergement dépasse trois mois consécutifs, le dossier d’APA doit être transféré au conseil départemental du lieu de vie de l’aidant.

Si l’aidant souhaite exercer les soins et les services à domicile lui-même, l’APA lui permet également d’être salarié par son bénéficiaire.

L’hébergement permanent

Lorsque décision est prise de domicilier un proche en perte d’autonomie à son domicile, Il est nécessaire d’adapter le logement aux risques et spécificités de la maladie ou du handicap de la personne âgée. Cela peut être un lit médicalisé, un service de téléassistance ou tout autre dispositif contribuant à sécuriser la personne dépendante. Plusieurs prestataires d’aide à domicile ou de soignants peuvent également vous assister à prodiguer les gestes de la vie courante –toilette, habillage, prise des repas…– et les soins du quotidien.

En cas de changement de département, les bénéficiaires de l’APA doivent faire une demande de transfert de leur dossier vers le conseil départemental du nouveau lieu de vie. Les personnes ne bénéficiant pas encore d’aides peuvent en faire la demande auprès des structures proches du nouveau lieu de résidence.

Comme pour l’hébergement temporaire, l’aidant peut être salarié par son proche dans le cadre de l’APA.

Bénéficier d’avantages fiscaux 

  • Héberger une personne titulaire de la carte d’invalidité : Il est possible de compter fiscalement cette personne à la charge de l’aidant afin de bénéficier d’une majoration de quotient familial.
  • Si le proche hébergé gratuitement a plus de 75 ans et n’est pas un parent proche (père, mère ou beaux-parents), le montant des avantages en nature –hébergement et nourriture– peut être déduit du revenu imposable de l’aidant dans la limite de 3 445 € par an.
  • Lorsque le proche hébergé gratuitement est un parent (père, mère ou beaux-parents), une déduction de pension alimentaire d’un montant maximal de 3 445 € peut être déclarée. Dans ce cas, le parent ne peut pas être à la charge de l’aidant car il n’est pas possible de cumuler sur sa déclaration d’imposition une personne à charge avec une déduction d’avantages en nature concernant cette même personne.

 

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